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Quelques mots me concernant ...

 

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Je vous laisse découvrir mon blog où vous trouverez les témoignages, anecdotes et coups de gueule d'une presque trentenaire en situation de handicap qui essaie d'attraper les instants de vie au vol ! Écrire me fait du bien et échanger encore plus ! Alors n'hésitez surtout pas à réagir... Mon message est clair: dédramatisons la maladie ou le handicap. Faisons en une force !

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 13:55

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Dans la vie, c'est important de ne pas rester sur ses acquis. Il est essentiel aussi selon moi de se surpasser. Même en dépassant ses peurs. Ses doutes. Et pour cela, il faut savoir se faire confiance. Se dire que tout est possible à partir du moment où l'envie et la détermination sont là.

C'est donc pour cette raison que samedi, je me suis lancée un défi. Un défi qui, pour le commun des mortels, va paraître somme toute assez... facile. Mais qui, pour moi, suppose un réel enjeu. Je vous explique.


Cela faisait une éternité (et le mot est faible) que je n'avais pas fait les magasins. J'ai donc proposé à une amie qu'on fasse du shopping ensemble. D'habitude, il aurait été plus simple que cette amie passe me prendre chez moi et qu'on parte ensemble avec ma voiture aménagée. Seulement, pour cette fois ci, il était plus simple qu'on se rejoigne sur place, au centre commercial.

Alors voici le défi de taille que je me suis lancée: rejoindre seule mon amie en métro, à 10 km de chez moi. Vous allez me dire: mais en quoi est-ce un tel défi de faire cela ? Un acte, à priori, plutôt courant. Tout simplement parce que pour se faire, il faut que je prenne seule le métro en fauteuil roulant. Que je me rende jusque la gare, seule. Que je prenne un nombre incalculable d'ascenseurs. Avec tous les efforts physiques que cela représente pour moi.

Je vous avoue qu'avant de partir de chez moi, je ne savais pas trop comment cela allait se passer. Ni même si cela allait réellement être possible. Je savais juste que j'étais folle d'impatience d'y arriver. Pour moi. Tout simplement.

Je n'irai pas par quatre chemins: ce défi a été un véritable succès. J'y suis arrivée. Sans encombre. Je suis même arrivée plus de trente minutes en avance, tellement je redoutais toutes les étapes à passer avant d'arriver à bon port.

Il n'y a pas de petites victoires dans la vie. Et encore moins, face à la maladie. Samedi, je me suis sentie fière de moi. Fière de ne pas avoir baissé les bras face à ce défi. D'avoir su dépasser mes peurs. De me dire qu'il fallait que j'y arrive, quoi qu'il arrive. Samedi, je me suis sentie vivante. Et comme tout le monde. Et ça, ça n'a pas de prix, croyez moi.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:45
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Aujourd'hui, je me faisais une réflexion plutôt rassurante. Je me sens heureuse. 

Je me rends compte qu'il suffit parfois de peu de choses pour se sentir bien.
En phase avec soi-même.

Je crois que la vie apporte son lot de jolies surprises. Pour faire oublier les mauvaises.
Et c'est bien là, l'essentiel.

Ce 14 Février est la fête des amoureux.
Je n'ai pas la chance de pouvoir voir mon homme aujourd'hui.
Mais qu'importe. Mon coeur est rempli d'amour et de joie. 

Et j'aimerais que cet amour ne soit pas exclusivement destiné à mon amoureux.
Mais bien à toutes les personnes qui me sont chères et qui m'accompagnent au fil de la vie.
Des épreuves.

Ces personnes toujours fidèles au poste. Quoi qu'il arrive. C'est important pour moi.

♥ ♥ 

Alors je vous souhaite à tous, en ce jour particulier, plein d'amour et de tendres pensées.
On en n'a jamais trop.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:45

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Parce que je compte les heures (et bientôt les minutes) jusqu'au weekend.

Parce que je veux profiter de ces deux jours pour me reposer.

Parce que cela ne peut se faire sans musique.

Parce que je crois que je vais profiter pour voir les gens que j'aime.

Parce que je me sens bien, là, tout de suite, maintenant.

Parce que la vie ne peut être que tristesse et contrariété.

Parce que c'est comme ça, j'en ai envie.

Parce que j'aimerais partager avec vous ma bonne humeur.

Parce que la semaine prochaine, se profile un projet personnel important.

Parce que je suis amoureuse.

Parce que je suis contente que mon dernier article fasse réagir les gens.

Parce que j'ai envie de lecture.

Parce que je prends plaisir à écrire en ce moment et que ça me fait vraiment du bien.

Parce que je crois que sans les amis et la famille, la vie serait vraiment vide.

Parce que j'ai envie de vous embêter avec des parce que.

Parce que parfois, on aime parler pour ne rien dire.

Parce que je crois qu'il est temps que je termine cette liste.

♥ ♥ 

Je vous souhaite à toutes et à tous un merveilleux weekend fait de joies simples,
de petits plaisirs, de sourires et surtout de rires.

 


 
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:55

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Ces jours-ci, j'ai pu réaliser avec plaisir à quel point les épreuves passées influent sur notre avenir. J'ai trouvé agréable de me faire cette réflexion.

Depuis quelques semaines, le prestataire de service à qui je fais appel pour m'aider au quotidien ne tient plus la route. Plus précisément, ils ne tiennent plus les engagements qu'ils ont pris envers moi. Au point qu'il y a deux semaines. Ils n'ont pas assuré mes prestations durant trois jours entiers. Pour que vous compreniez bien, sans l'aide de quelqu'un le matin par exemple, je ne peux pas me lever, m'habiller, etc. Autant dire que ça devient vite compliqué. De la même manière que je ne peux me préparer seule mon repas. Et ces gens là n'ont pas été perturbé du tout de cette situation et ne se sont pas inquiétés de savoir comment j'allais faire pour m'en sortir. Soit.

Ce constat m'a fait prendre brutalement conscience que j'étais en danger en continuant sur cette voie là. Puisque premièrement, cela me met dans des conditions humaines plus que limites et dans un deuxième temps, cela génère une angoisse permanente de savoir si oui ou non, le prestataire de service va assurer les prestations comme prévu ou bien me laisser tomber encore une fois. Je refuse de vivre comme ça. Ce n'est pas tolérable.

Ce n'est malheureusement pas la première fois que je rencontre des difficultés avec un prestataire. Je dirais même que cela devient monnaie courante. Résultat, à chaque fois, je dois me lancer dans une nouvelle recherche. Et me lancer dans une telle bataille est toujours très difficile et angoissant pour moi.

D'habitude, j'aurais eu tendance à attendre que les choses se dégradent encore plus avant de réagir. Comme dans le déni, j'aurais refusé de voir la vérité en face. Je me serais voilée la face et aurait cédé à la peur panique du changement. Cette peur me paralysant totalement. Au point de laisser les choses se compliquer considérablement ayant comme conséquence que le prestataire de service aurait mis fin au contrat le premier, sans que j'ai pris la peine d'anticiper quoi que ce soit. Me retrouvant à chercher et trouver une solution dans l'urgence totale. 

Changer me fait peur parce que cela signifie que je vais devoir former une nouvelle équipe d'auxiliaires de vie, créer de nouvelles habitudes. Et tout cela au détriment de ma santé puisque cela génère pour moi une très grande fatigue. Je vais aussi devoir apprendre à nouveau à faire confiance à de nouvelles personnes. Et cela peut parfois prendre du temps, à force d'être déçue par les autres. Mon capital confiance diminue régulièrement au fil des épreuves que je traverse. 


Ces jours ci, il s'est produit ce que je pourrais appeler un petit miracle. 


J'ai décidé de ne pas me laisser abattre et de prendre mon destin en main. Je n'attendrai pas que les choses se dégradent davantage. Je décide de ne plus vivre dans de telles conditions. En étant à la merci de ces gens qui décident de faire la pluie et le beau temps dans ma vie. Mon quotidien. Cette fois, j'anticipe vraiment les choses et je me suis déjà  lancée dans la recherche d'un nouveau prestataire de service. 

Je ne veux plus être cette personne qui, par le passé, se laissait dévorer par ses peurs. Qui subissait les choses plutôt que de les contrôler. Je décide d'être maître de mon avenir en choisissant moi-même le chemin que je veux emprunter. Sans me laisser imposer quoi que ce soit, par qui que ce soit. 

Cette recherche va peut-être mettre un peu de temps avant d'être concluante mais au moins, je me sens plus sereine dans cette nouvelle épreuve que je dois traverser. Je ne serai plus passive face aux événements qui se présentent à moi.

Je fais l'agréable constat que se servir de ses erreurs passées peut vraiment permettre de grandir et se sentir plus fort dans le vie. Rien de tel que d'être le seul maître de son destin. Comme quoi, rien n'est jamais vain. 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:47
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Aujourd'hui, j'avais grand besoin de musique dans ma journée pour qu'elle soit plus douce. Dès le saut du lit, j'ai eu une chanson en tête et l'air à chantonner. Certains jours, cela peut vraiment conditionner l'humeur de ma journée. La musique me permet bien souvent de prendre les choses avec plus de légèreté. 

C'est donc très naturellement que j'ai commencé à travailler à la maison avec la musique en fond. D'ailleurs, en fond n'est pas vraiment le terme exact puisque j'écoute plutôt fort ! Bref.

J'ai choisi de vous faire partager un gros coup de coeur. Pour une voix et une musicalité. Il s'agit de la chanteuse britannique Amy MacDonald. Elle n'a que 25 ans et je lui trouve une voix assez exceptionnelle. Puissante et profonde. Je vous conseille d'écouter son dernier album Life in a beautiful light sorti en 2012. Je pense que vous ne serez pas déçus si vous aimez les sons Rock et entrainant.

Je vous laisse découvrir ci-dessous son titre ' 4th of July ' que j'aime tout particulièrement.


Et vous, quels sont vos artistes ou chansons chouchous du moment ?
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:00
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Cette journée a commencé sous le soleil (bon ok, maintenant il pleut mais bon...)
et cela m'a mise d'humeur joyeuse.

Alors est-cela ou alors la nuit un peu meilleure que j'ai passé après trois nuits sans sommeil,
toujours est-il qu'aujourd'hui je suis pleine d'énergie.

On va juste croiser les doigts pour que cela dure un petit moment, tiens. Tant qu'à faire. 

J'ai donc des envies de musique qui donnent la pêche et donnent envie de danser.

Bon, là tout de suite, je suis au bureau donc on verra plus tard pour la danse mais je vous encourage à lancer le titre ci-dessous.

Perso, il me donne la pêche !! C'est le dernier titre 'Locked out of heaven' de Bruno Mars.

Je vous souhaite à toutes et à tous une belle après midi.
Vous avez la forme de votre côté ?

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:15

 

Hier soir, j'avais besoin de me vider la tête, j'ai choisi de revoir le film Philadelphia. Vous savez, ce film magnifique avec Tom Hanks où il est question de son combat face au SIDA. Et que je le veuille ou non, je pleure toujours à la fin. Mais du genre, à chaudes larmes, gorge serrée, et tout, et tout. Il n'y a pas à dire, ce film est bouleversant. Mais il m'a aussi fait réfléchir. Après ces deux heures d'émotion, je ne sais pas vous expliquer pourquoi mais il m'a fait prendre du recul. Relativiser.

Ces dernières semaines n'ont pas toujours été amusantes. Je dirai même que j'ai eu (et j'ai encore) mon lot de contrariétés. Mais hier soir, je me suis dit que malgré les difficultés, j'ai quand même de jolies choses qui m'entourent. Et qui méritent que je ne baisse pas les bras. Je trouve qu'il y a des moments dans la vie où il est important de savoir se contenter de ce que l'on a. Là, tout de suite. Sans attendre que telle ou telle chose aille mieux ou se passe pour retrouver le sourire. 

Alors depuis hier soir, je me dis que ce qui se passe dans ma vie pourrait être mieux. Mais je crois surtout que cela pourrait être pire. Oui, je dois à nouveau affronter une belle galère. Qui va sans doute prendre un peu de temps avant de pouvoir s'estomper. Mais je ne suis pas seule pour mener ce combat. Je sais que mes proches me soutiennent chacun comme ils peuvent. À leur façon. De près ou de loin. Et cette simple pensée me réchauffe le coeur. Alors bien sûr, ça ne règle pas tout mais, en tout cas, cela me donne du courage pour être forte. Courageuse. Et digne de leur soutien. L'espace de quelques instants, je décide de prendre les choses du bon côté. Cela me fait du bien.

J'aime ces moments où tout parait possible. Malgré tout. Malgré les obstacles. Malgré ces gens qui me remettent en pleine figure ma situation. Je sais que je vais y arriver. Que je vais m'en sortir. Parce que c'est comme ça. Il ne peut pas en être autrement.
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:30
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Me voilà face à mon clavier pour vous parler d'un sujet sensible: la dépendance. Sujet sur lequel je pourrais vous parler pendant des heures, tellement il me touche de près. 

En ce qui concerne la définition du mot dépendance dans le dictionnaire, il s'agit du rapport de liaison étroite entre quelque chose et ce qui le conditionne, le régit. Pour préciser le sujet avec une approche qui m'intéresse plus particulièrement, je dirais surtout que la dépendance peut être définie comme la perte d’autonomie et l’incapacité pour une personne d’effectuer les gestes essentiels de la vie quotidienne, comme se lever, faire sa toilette, s’habiller et se déplacer chez soi ou à l’extérieur. Des actes anodins quand on est en pleine forme, mais qui demandent des efforts considérables quand la dépendance s’installe.

Les termes d’autonomie et de dépendance ne sont pas opposés car l’autonomie se réfère au libre arbitre de la personne alors que la dépendance est définie par le besoin d’aide . Mais ces deux notions se complètent vraiment.

Bien souvent, la dépendance est associée à la personne âgée. C'est un tort, selon moi. Car cela peut toucher tout le monde. À tout âge. Et en particulier, des personnes jeunes. Pour ma part, je reste convaincue qu'il est probablement plus difficile d'affronter la perte d'indépendance pour un 'jeune' plutôt que pour une personne âgée. Sans pour autant dire que c'est facile. Je me dis juste que la vie est ainsi faite et qu'il est courant de perdre en autonomie en vieillissant. Mais qu'il est bien moins évident de devenir dépendant pour un ado ou un jeune adulte. À l'âge où justement, on voudrait tout envoyer promener et se débrouiller seul. Ce point de vue n'engage que moi, bien sur.

J'ai trente ans et cela fait une quinzaine d'année que je suis dépendante. Bien sur cela a évolué dans le temps. Au départ, je marchais. Aujourd'hui, je ne marche plus du tout et me déplace en fauteuil roulant électrique. Je vous laisse imaginer à quel point cela change radicalement une vie. Ou alors non, je vais vous expliquer un petit peu ce qui peut changer réellement.

Par exemple, là où avant tu pouvais aller où tu voulais, quand tu voulais et comme tu voulais. Ben, aujourd'hui, tu ne peux plus. Parce que le fauteuil a pris de la place dans ta vie et qu'il t'empêche de faire certaines choses. Ne plus pouvoir se mettre debout est très contraignant. Me concernant c'est à ce moment là que je considère que je suis réellement devenue dépendante. Parce que là où avant je pouvais tout faire toute seule, je dois désormais solliciter l'aide d'une tierce personne. 

Il y a huit ans, suite à un évenement personnel bouleversant, j'ai eu à remettre en cause toute ma vie. Ma façon de vivre, en particulier. C'est à cette époque que j'ai eu à faire appel chaque jour à des auxiliaires de vie. Pour ce qu'on appelle les 'gestes essentiels de la vie quotidienne'. J'ai très mal vécu ce changement radical dans mon quotidien au début. Je l'ai vécu comme une intrusion dans mon intimité. Moi qui suis très pudique, j'ai du apprendre à ne plus l'être. Car c'est, selon moi, le prix à payer pour se faire aider au quotidien. Il faut accepter la présence de ces tierces personnes dans notre vie. Accepter l'idée qu'elles sont là pour nous aider. Que c'est comme ça. Qu'on n'a pas le choix. 

Ce qui me dérange parfois, c'est d'être à la merci de personnes qui ne veulent pas forcément ton bien. Qui sont là pour t'apporter de l'aide au quotidien mais le font de la mauvais manière. Ou bien qui considèrent que, sous prétexte que tu ne peux pas faire sans elles, tu seras prête à tout tolérer et tout accepter. Que tu fermeras ta gueule. Après tout, tu n'as pas le choix !

Alors, je vais prendre le temps de rappeler qu'être dépendante n'est pas faire une croix sur toute opinion, tout jugement ou toute liberté. Avoir besoin des autres pour vivre au quotidien n'est pas faire une croix sur ce que l'on est. Une personne handicapée reste une personne. Digne de respect et de considération. 

Je méprise les personnes dont c'est le métier d'intervenir auprès de personnes malades ou dépendantes et qui prennent cela à la légère. Qui ne prennent pas conscience du rôle qu'elles ont à jouer auprès de ces personnes. Ces personnes qui se battent chaque jour pour vivre. Pour vivre le plus normalement possible. Je méprise ces personnes qui ne prennent pas leurs responsabilités et se permettent de laisser une personne dépendante sans l'intervention d'auxiliaires de vie durant trois jours entiers. Sans scrupule. Je ne sais pas, ils doivent imaginer que l'espace de trois jours, la maladie disparait et que, comme par magie, on va se débrouiller seul. Ben oui, ça serait plus simple. 

Cette personne dont je vous parle, c'est moi. La semaine dernière, le prestataire de service à qui je fais appel pour m'aider m'a laissé trois jours entiers sans intervention d'auxiliaires de vie alors que sans cela, je ne peux me lever le matin, me laver, m'habiller et j'en passe. Inutile de préciser que cette situation est scandaleuse. J'aime autant vous dire que si mon conjoint n'avait pas été là pour rattraper le coup, et ce malgré des engagements professionnels, je ne donnais pas cher de ma peau.

Vivre au quotidien avec une maladie ou un handicap est un vrai combat. La dépendance est loin d'être facile à vivre tous les jours. Car il faut se battre pour avoir le droit de vivre comme tout le monde. Pour pouvoir se lever le matin et aller bosser, comme les autres. Se battre pour avoir le droit au respect. Le droit à la considération. Se battre pour faire changer les mentalités dans ce domaine. Faire comprendre aux gens que malgré notre différence, on aspire aux mêmes choses que les autres. Et que, non, notre projet de vie, ce n'est pas de rester enfermé toute la journée à la maison à se morfondre. À ne rien faire.

Aujourd'hui, malgré les difficultés, cela ne m'empêche pas d'être heureuse. D'avoir des projets plein la tête. De croquer la vie à pleines dents. De me battre chaque jour pour ne pas baisser les bras même si cela reste difficile certains jours. Je crois que la vie mérite qu'on se batte pour elle. Quoi qu'il puisse se passer. Bon ou mauvais.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 09:46

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Grande réflexion qui m'occupe l'esprit ces derniers temps. Suite à une discussion que j'ai eu avec un copain récemment, j'ai pu constater qu'il y a plusieurs façons de percevoir la maladie. Il y a bien évidemment la perception extérieure. Qui par définition ne concerne pas directement la personne. Mais il y a aussi, et surtout, la perception intérieure. C'est à dire, la personne atteinte par la maladie ou le handicap.

Selon moi, il y aura toujours un fossé entre ces deux cas de figure. Car celui étant extérieur à la situation peut se permettre d'avoir une certaine distance que l'autre n'aura pas parce qu'il est directement concerné et donc sensibilisé. 

Lors de cette discussion, il était question d'échanger sur la façon qu'ont les gens de m'aborder parfois. Que ce soit en soirée entre amis avec des gens que je rencontre pour la première fois ou bien même dans la rue, les transports en commun, etc... Il est très fréquent que la première des questions ne soit pas de savoir ce que je fais dans la vie ou quels sont mes loisirs. Mais plutôt savoir 'ce que j'ai'. Le but étant, vous l'aurez compris, de savoir pourquoi je suis en fauteuil. Cette approche aussi personnelle et intime de la part d'inconnus me laisse toujours perplexe. Et bien souvent, cela m'énerve, je dois le reconnaitre. Parce que l'idée que ma personne se résume uniquement à ma maladie m'est insupportable. Je pense être bien plus que cela ! Et heureusement. Le copain avec qui je discutais ne trouvait pas ça illogique qu'on ait envie de me poser la question en premier puisque, malgré moi, c'est la première chose que l'on remarque chez moi. J'ai du lui expliquer en quoi je n'étais pas d'accord avec lui. J'ai immédiatement eu une question en tête pour illuster mon opinion :


Peut-on réellement réduire quelqu'un à sa condition physique ? 

Notre corps, notre apparence, notre différence définissent-ils à eux seuls ce que nous sommes ? J'ai du mal à croire qu'il soit raisonnable d'être aussi réducteur dans l'approche d'une personne. Car une personne en situation de handicap a plein d'autres choses à offrir qu'une simple différence. À priori évidente. Je me demande souvent comment les gens que je rencontre pour la première fois réagiraient si ma première question était de savoir si ils sont homos ou hétéros, croyants ou pas, ou combien de fois ils couchent avec leur femme par semaine. Que sais-je encore ? Je ne pense pas me tromper beaucoup en me disant que cette première question les choquerait. Ou en tout cas les interpellerait. Et bien moi, c'est pareil.

Derrière un fauteuil roulant, il y a une personne. À part entière. Entendez par là, pas diminuée. J'aime penser que la situation idéale d'une première rencontre ou discussion avec quelqu'un puisse se faire d'égal à égal. Sans différence. Ou en tout cas, sans mettre le doigt immédiatement dessus. Chaque personne mérite le respect et la considération. J'estime que la différence peut devenir une force. Faire de nous des êtres plus sensibles. Plus tolérants également. Parce qu'aujourd'hui, vouloir se sentir comme tout le monde demande parfois une certaine énergie. Et je rêve qu'un jour cela soit juste...évident.

Parce que finalement, quand j'y réfléchis, ce sont les autres qui me font me sentir différente. Pas moi.

Je me batterai toujours pour dire que, non, ce n'est pas normal que les gens me posent en premier cette fameuse question 'qu'est ce que tu as ?' quand ils me rencontrent pour la première fois. Moi j'appelle cela de la curiosité malsaine. Et cela me dérange beaucoup. Nous sommes tous égaux, quelle que soit notre situation, notre apparence, notre condition physique. Une personne reste une personne. Quoi qu'il arrive. 
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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 17:25

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Depuis quelques temps, mes semaines se sont pas mal modifiées. En effet, j'ai mis en place deux jours de travail par semaine à la maison. Cela a mis pas mal de temps avant d'être effectif. Je vous en parlais ici à l'époque. J'avais vraiment hâte que ce grand changement se mette en place car assurer ma semaine entière au bureau devenait vraiment épuisant pour moi. À vrai dire, avant de le vivre, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Je savais simplement avec certitude que cela allait changer ma vie. Et que cela aurait que des avantages.  Mais ça, comme on dit, c'était avant.

Aujourd'hui, mon point de vue a un peu changé. Parce que maintenant que les habitudes se sont mises en place, je dois reconnaitre que travailler chez soi n'est pas si facile que cela. Travailler à son rythme, et pas forcément en étant strictement dans la même tranche horaire qu'au bureau, c'est vraiment sympa. Mais. Mais cela demande d'avoir une certaine rigueur malgré tout. Et de parfois se mettre des coups de pieds aux fesses (si vous me pardonnez l'expression !) car il est bien plus tentant d'allumer la tv, de lire, de rêvasser... ou que sais-je encore. La contrainte que j'ai tenu à maintenir, malgré tout, c'est de commencer ma journée de travail à 09h00, comme au bureau. Cependant, je ne peux pas nier qu'il est plus difficile d'être tout de suite opérationnelle, en étant à la maison. Alors bien sûr, je m'arrange pour toujours faire mes heures, quoi qu'il arrive. Même si cela sous entend que je termine plus tard le soir...

Mais surtout, l'inconvénient du travail à la maison que je n'avais pas du tout envisagé, est qu'aujourd'hui je n'arrive plus à faire la part des choses entre le temps de travail et le temps personnel. Je vous explique : mon espace de travail se résume à ma table de salle à manger avec mon ordinateur portable, mon clavier supplémentaire, ma souris et mon dossier de travail. Pour la faire courte :, je travaille / mange / bois mon thé / me détend au même endroit: c'est à dire devant cet ordinateur. Et depuis quelques jours, cela est devenu insupportable pour moi. J'étouffe. Je suis sur tout et rien à la fois. Une fenêtre ouverte pour le boulot. Une autre pour le perso. Et je jongle de l'une à l'autre, en profitant de ni l'une, ni l'autre. Comme un temps consommé pour rien. Disparu, on ne sait où. C'est insupportable.

Du coup, mes journées me paraissent longues et je ne trouve plus de coupure entre le temps de travail et le temps personnel. Limite, l'acte symbolique de passer la porte de l'appart après ma journée ou la route à pied pour rentrer du bureau permet bien mieux de gérer cette coupure entre les deux. Et je pense qu'il est essentiel de le faire. Sinon, la conséquence est celle que je vis actuellement : un mélange total entre vie pro et perso. Sans frontière. Ces deux univers ont fusionné. Et je déteste cela. Je me sens polluée. Envahie. Beurk. 

À tel point, qu'une fois ma journée terminée (quand j'ai fais mes heures), je boude mon ordinateur car il me rappelle trop le boulot. C'est le serpent qui se mort la queue, vous me direz. Parce que je me plains de ne plus avoir le temps de vraiment réfléchir à un article (le rédiger, n'en parlons même pas, donc.). Mais une fois que je pourrai enfin le faire, je n'en ai plus l'envie ou du moins plus le courage. Fuck. Écrire me manque. Avoir le temps d'être inspirée me manque. Trouver du plaisir dans chacune de ces activités me manque.

J'ai l'impression de devoir réapprendre à avoir de bonnes méthodes de travail. Pourtant, cela ne fait pas cinq minutes que je suis dans la vie active. Je ne peux cependant pas nier que je dois revoir ma façon de faire.

♥ ♥ 

Pour celles et ceux qui, comme moi, travaillent à temps plein ou partiel à la maison,
auriez-vous des conseils à me donner ?

Comment faites-vous pour faire la part des choses ?

Est-ce seulement possible ?
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