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Quelques mots me concernant ...

 

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Je vous laisse découvrir mon blog où vous trouverez les témoignages, anecdotes et coups de gueule d'une presque trentenaire en situation de handicap qui essaie d'attraper les instants de vie au vol ! Écrire me fait du bien et échanger encore plus ! Alors n'hésitez surtout pas à réagir... Mon message est clair: dédramatisons la maladie ou le handicap. Faisons en une force !

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:29

Ce dimanche, je n'avais rien de prévu et étais seule chez moi. N'ayant aucune envie de passer toute ma journée devant des bêtises à la télé, j'ai donc ressorti mes feutres et mon carnet de coloriages de méditation. Musique à fond, des chansons que j'aime chanter à tue-tête (ça tombe bien, aucun témoin en vue ^^). Objectif : prendre du temps pour moi et surtout me détendre. L'idée quand on réalise ce genre de coloriages, c'est d'en profiter pour se concentrer sur sa respiration, de se vider la tête. En gros, on ne pense à rien et on profite de l'instant présent. Sauf que.

Voilà le dessin qui m'a occupée un bon moment et dont je suis plutôt satisfaite !

Voilà le dessin qui m'a occupée un bon moment et dont je suis plutôt satisfaite !

Sauf qu'au bout d'une demie heure, je me suis rendue compte que cela n'était pas aussi simple que cela. Que mon esprit ne pouvait s'empêcher de partir dans tous les sens et que j'étais déjà en train de penser à ce que j'allais faire après. Ce que j'allais faire demain ou même la semaine prochaine. J'avais même toute une série de questions qui me passaient par la tête alors que ce n'était franchement pas le moment, vous en conviendrez.

 

Quelle tenue vais-je mettre demain pour aller au bureau ?

 

Que vais-je manger ce soir ?

 

Par quel dossier vais-je attaquer demain matin ?

 

Qu'est ce qui ferait plaisir à untel pour Noël ?

 

Stop.

 

Est-il vraiment si difficile que cela de tout mettre sur pause ? Ou en tout cas de ne pas être dans le passé ou dans le futur. D'être dans le présent. Là, tout de suite, maintenant. Moi, je trouve cela difficile parfois. Et pourtant, j'ai commencé la méditation quelques mois auparavant. J'ai d'ailleurs remarqué qu'il ne suffit pas toujours de décider d'être dans l'instant présent. Que les cartes ne sont pas toujours entre nos mains. Je pense que je manque encore de pratique pour y arriver à chaque fois.

 

Après quelques minutes de concentration, j'ai quand même réussi à apprécier le moment. Cela m'a même permis de repenser à des choses qui me font du bien. De jolis souvenirs avec une personne en particulier grâce à la chanson qui passait. Me faire la remarque que je ne dessine plus assez alors que j'adore ça. Depuis toute petite. Que malgré le fait que je suis loin d'être une solitaire, il m'arrive d'apprécier certains de ces instants où je suis seule avec moi-même.

 

Il n'empêche qu'il faudrait que mon esprit s'entraine davantage à s'apaiser et à ne pas penser à cent à l'heure. Parce qu'il faut bien se l'avouer nous vivons dans un monde où tout va toujours très vite et qu'on le veuille ou non, nous subissons un peu ce rythme infernal...

 

♥ ♥ ♥

 

Et vous, trouvez-vous cela difficile d'être dans l'instant présent ?

Si vous avez des conseils, je suis preneuse !

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 10:03
Les états d'esprit du vendredi #26

C'est vendredi, !e jour des états d'esprit de Fedora et du Postman où l'on partage son état d'esprit de la journée. Le principe est simple, il suffit de copier le formulaire, en le remplissant à ta sauce. Il faut ensuite laisser un commentaire sur leurs deux blogs respectifs afin qu'ils puissent faire un édit de leurs billets avec notre participation.

On peut également participer à leur tableau pinterest collectif et découvrir leur playlist sur youtube.

 

[Vendredi 4 novembre - 08h24]


 

Fatigue : La reprise du boulot mercredi aura eu raison de moi. Difficile de reprendre le rythme et de se lever tôt...


 

Humeur : Plutôt bonne. Je m'accroche aux jolies choses qui se profilent à l'horizon.

 

Estomac : Je ne suis pas très inspirée niveau cuisine en ce moment, j'ai l'impression de toujours manger la même chose.


 

Condition physique : Plus de douleurs au dos en ce moment, oh yeah !


 

Esprit :  Pense trop. Tout le temps. Même ce matin, à peine les yeux ouverts, c'était déjà parti !


Boulot : Mouais, pas envie. Les missions ne me plaisent pas. Difficile de trouver la motivation (surtout après 15 jours de vacances) !


 

Culture : J'ai commencé un nouveau livre « Si je ne peux plus marcher, je courrai » qui est vraiment très chouette. Par contre, c'est pas joyeux joyeux mais ça donne beaucoup d'espoir. Sinon, j'ai commencé la nouvelle série « Luke Cage » et c'est vraiment pas mal.


 

Penser à : Continuer mes achats de Noël... J'ai pris la résolution de ne pas attendre la dernière minute cette année (enfin ça, on verra bien ^^)


 

Avis perso : Être bien entourée, c'est quand même quelque chose de précieux.


 

Amitiés : Fidèles au poste, même qu'on va se voir la semaine prochaine !


 

Sorties : Pas de sorties prévues dans les jours à venir pour le moment...


 

Divers : J'espère prendre le temps ce weekend de rédiger tous les articles pour le blog qui me trainent dans la tête depuis quelques temps.


 

Courses : RAS.

 

Envie de : Voir mon amoureux.


 

‘zic : Cette semaine, je travaille à la maison donc j'écoute pas mal de musique pour me motiver. J'ai beaucoup écouté ce titre de Simon et Garfunkel. Je le trouve très doux.


 

Fin : 08h42.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 19:27
En serais-tu là où tu en es ?

Un soir cet été, mon frère et moi avons discuté ensemble en nous replongeant dans le passé. À cette période où nous vivions encore tous sous le même toit, avant que chacun ne prenne son indépendance. Il était en particulier question de toutes ces choses que l'annonce de la maladie et puis la maladie en elle-même ont eu comme conséquences dans la famille. Parce que même si c'est moi qu'elle concerne, la maladie a quand même bousculé sur son passage mes parents et mes frères – et plus encore. Le cocon familial, quoi. (Ce sujet de l'impact sur la famille pourra d'ailleurs être développé dans un prochain article...)

 

Toujours est-il que l'on abordait le fait qu'au tout début de la maladie j'étais plutôt jeune. Onze ans, c'est jeune, non ? Et il est vrai que je n'ai pas très bien vécu cette nouvelle. J'étais même plutôt en colère à l'époque. Contre tout, tout le temps. Alors imaginez parfois l'ambiance à la maison, à l'adolescence avec en plus cette connerie de maladie à gérer. Je pense pouvoir dire que mes parents étaient parfois désarmés face à certaines de mes réactions. Mea culpa (Bon, je crois qu'il y a prescription maintenant ^^). En fait, je dois avouer que j'étais parfois moi-même perturbée par mes propres réactions. J'étais déstabilisée je crois de ne pas savoir de quoi mon avenir serait fait avec cette nouvelle compagne de route qui me suivrait partout désormais.

 

Même si mes parents devaient eux-mêmes gérer cet intrus, je trouve qu'ils ont été courageux et ont toujours voulu le meilleur pour moi. Quitte à me bousculer un peu, parfois. Mais je sais aujourd'hui que c'était pour mon bien. Avec mon frère, on repensait à mon parcours scolaire. J'ai suivi un parcours « traditionnel », en fait. J'entends par là que je ne suis pas allée en école spécialisée. Spécialisée dans quoi je m'interroge un peu, mais on pourrait sans doute dire spécialisée dans l'accueil d'enfants handicapés je suppose ?

 

De là s'est imposée cette question :

 

Est-ce que tu en serais là où tu en es aujourd'hui s'il en avait été autrement ?

 

Ma réponse est claire : je pense que non. Clairement pas. J'en ai la certitude, me sortir du cursus scolaire classique ne m'aurait pas aidé à atteindre ce que je souhaitais. J'ai eu la chance que mes parents me laissent ma chance justement. La chance de ne pas me verrouiller. De ne pas m'enfermer dans quelque chose de trop réducteur, de trop spécifique à mon sens. Je n'aime pas qu'on mette les gens dans des cases d'ailleurs. Pourquoi ne pas envisager un système scolaire où tout le monde apprendrait des autres, y compris d'enfants ayant des problèmes de santé ? (pour ne pas dire « différents »La mixité est une grande richesse.

 

En tout cas, je suis allée au collège et au lycée comme tout le monde. Avec mon sac de trois tonnes sur le dos (Ça, ce n'est pas un bon souvenir d'ailleurs ^^). Alors bien sûr, cela a nécessité quelques aménagements. Par exemple, je ne prenais pas le bus scolaire pour ne pas être bousculée et puis aussi parce que monter des marches devenait compliqué pour moi. Alors un transport spécialisé venait me chercher chez moi et m'emmenait à l'école. Le reste, c'était mon affaire. Je devais apprendre et travailler comme les autres. Pas de traitement de faveur, et c'était très bien comme ça ! 

 

Grâce à cela, j'ai pu avoir le bac et passer le concours d'entrée à l'École d'Architecture pour apprendre le métier qui me faisait rêver depuis de longues années déjà. Je sais au fond de moi que si je n'avais pas eu ce parcours scolaire traditionnel, je n'aurais sans doute pas eu la possibilité (capacité ?) d'accéder aux études supérieures. Et surtout, je n'aurais pas pu réaliser mon rêve de l'époque : devenir architecte. Certains pensaient que cela serait trop compliqué pour moi. Six ans après le bac, quelle idée. C'est long, c'est difficile. Mais je me suis battue et j'y suis arrivée. Et cela parce qu'on m'a laissé ma chance au départ d'accéder à tout cela. Que l'on ne m'a pas brisé mes envies et mes rêves trop tôt.

 

La question n'était pas : Que vas-tu faire qui ne soit pas trop compliqué avec le handicap ? Non. La vraie question était : Que veux-tu faire de ta vie ? Mes parents m'ont toujours encouragée et poussée pour que je réussisse. Que je me dépasse malgré les difficultés, les embuches (et il y en a eu, vous vous en doutez bien...). Ils m'ont appris à être exigeante avec moi-même et à ne pas baisser les bras. Il ne devrait jamais en être autrement. Être malade ne veut pas forcément dire renoncer à ses rêves. Bien au contraire.

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:01
Mettre le bouton sur pause.

Depuis quinze jours, je suis en congés. Ces deux semaines de repos étaient attendues avec grande impatience. Mais elles ont surtout été bien méritées car les semaines qui précédaient, j'ai couru à droite et à gauche. Déjà parce qu'avant des congés, il faut toujours boucler les dossiers en cours au boulot. Et puis, courir dans la vie personnelle pour faire tout ce qu'il y a à faire (essai de fauteuils roulants, recrutement et formation de nouvelles auxiliaires de vie...). Bref, j'avais grand besoin de mettre le bouton sur pause.

J'avoue que j'avais oublié à quel point il est plaisant de bousculer le rythme. Les habitudes. Je ne savais plus ce que c'était de prendre le temps. Déjà prendre le temps de dormir plus tard le matin, de se lever tranquillement sans être pressée par la montre pour être à l'heure au bureau. Ne plus avoir besoin de préparer ma tenue la veille. Prendre le temps de traîner, réfléchir à ce que je vais cuisiner le midi. Avoir le luxe de faire ce que je veux, quand je veux (ou presque).

Se laisser surprendre par le planning de vacances qui se voulait au départ assez peu rempli et qui au final a été plutôt chargé. Mais dans le bon sens du terme. J'ai vu mes amies, j'ai profité de ma famille. Je suis même allée voir mon amoureux à Paris plusieurs jours. C'est ça aussi, les vacances. Des moments de rire, de convivialité. De jolis instantanés que je garde bien au chaud dans mon esprit pour les éventuels moments difficiles à venir. Comme un fil rouge pour me rappeler que tout ce qui compte, c'est que je suis très bien entourée. Et que chacune de ces personnes est présente pour moi.

Je laisse aussi la possibilité à mon corps et ma tête d'évacuer le trop plein emmagasiné depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois. De toutes ces pressions que j'ai subi. J'ai bien trop pris sur moi. Beaucoup trop, mais je ne sais pas faire autrement. Et ai-je seulement d'autres options que celle-là ? Je ne crois pas. Toujours est-il que cela me permet de prendre un peu de recul sur ce qu'il se produit dans ma vie. Toutes ces choses qui me donnent parfois l'impression d'avoir la tête sous l'eau. Je peux à nouveau veiller un peu plus tard que d'habitude le soir sans m'endormir devant la télé ou sentir cette fatigue si pesante d'habitude. C'est fou comme on peut accumuler de la fatigue nocive. Mais je crois que cela fait malheureusement partie de la vie.

De très bonnes nouvelles sont arrivées durant ces jours de repos et j'en suis ravie. De belles choses vont se produire prochainement et je vous expliquerai tout cela le moment venu. Mais je sais aussi que de nouveaux combats et décisions m'attendent dans les semaines à venir alors je reprends des forces. Je m'autorise ces journées au ralenti. Mettre le bouton sur pause fait énormément de bien. 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 11:16
Défi Liste – Ce qui me rend heureuse.

Ma copine Cécile du blog Zenopia nous propose de partager ce qui nous rend heureux en répondant à quelques questions. J'ai trouvé cette idée vraiment super et j'ai adoré prendre le temps de réfléchir à ce que je répondrais à ces différentes questions. Cela m'a permis de replonger mon esprit dans de merveilleux souvenirs et de sourire à leur pensée. Je vous encourage vivement à tenter l'expérience, c'est bon pour la santé !!

 

Quel plat simplissime (sauf des pâtes) aimes-tu particulièrement manger ?

Des œufs à la coque avec des mouillettes au beurre salé. Il n'y a pas meilleur et surtout plus simple pour me régaler !

La chanson qui te met de bonne humeur ? 

Oh la la, il y en a tellement ! Là tout de suite, je pense à la chanson "What's up" de 4 Non Blondes. J'adore la chanter à tue tête.

Le moment de la journée que tu préfères ?

Le soir quand je m'allonge dans mon lit, bien au chaud sous la couette. Mon corps adore ce moment où il peut complètement se détendre.

Une des plus jolies surprises que l’on pourrait te faire ?

Me dire « Fais ton sac, on part à New-York ! ». Sans aucune hésitation, c'est un de mes plus grands rêves.

Ton vêtement fétiche ?

Alors, cela ne vend pas du rêve mais c'est mon pull "doudou" avec lequel j'aime traîner à la maison.

Le petit rien dans une journée qui pourrait te faire sourire ?

Entendre une chanson que j'aime, un grand ciel bleu quand je sors le matin pour aller au bureau, un message de quelqu'un qui pense à moi, et je pourrais en trouver plein d'autres encore...

Un de tes souvenirs les plus heureux ?  

La première fois où je suis allée à Barcelone avec mon amoureux. J'avais des étoiles plein les yeux. 

Une fois où tu as pleuré de joie ?

Le jour où ma famille m'a fait une énorme surprise en se cotisant pour m'offrir ma voiture adaptée dans une période qui était vraiment difficile pour moi. Cela restera gravé à jamais dans ma mémoire.

Une période de ta vie particulièrement cool ?

Je crois que je dirais que c'est quand j'ai réalisé que je pouvais à nouveau être amoureuse malgré une rupture très difficile dans la passé.

Un lieu que tu aimes / où tu te sens bien ?

Sans hésitation, la maison de campagne de mes grands parents maternels. J'y ai de magnifiques souvenirs d'enfance. J'adore aller y passer du temps durant la période estivale. Ce sont de merveilleux moments en famille.

Ton plus grand bonheur du moment ? 

Être en vacances. Tout simplement. Le fait de pouvoir souffler un peu, loin des préoccupations habituelles du boulot, etc... On oublie parfois ce que c'est de pouvoir prendre le temps de prendre son temps.

Le souvenir auquel tu penses et qui te fait sourire à tous les coups ? 

Ma nièce de trois ans. Je l'aime tant. Elle est un grand rayon de soleil. Une grande respiration dans les moments compliqués. Elle est pleine de vie et pleine d'espoir. J'aime l'entendre rire et surtout par dessus tout quand elle me dit « Bonjour tata didi ! » 

♥ ♥ ♥

Et vous, quelles sont toutes ces choses qui vous rendent heureux ?

Dites-moi tout !

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 19:22
La magie de simples morceaux de papier.

L'autre soir, après une journée particulièrement chargée et fatiguante, j'avais le moral un peu en berne. Il y a des moments comme ça où rien ne va vraiment mal mais où on a du mal à trouver quelque chose à quoi s'accrocher. Faire ce constat m'avait vraiment découragée. Et puis, j'ai eu une idée. Je vous explique...

Il y a plusieurs mois de cela, j'ai décidé de m'appliquer autant que possible à noter sur un petit morceau de papier chacun de mes p'tits bonheurs. Chacune de ces choses qui m'a fait sourire, chaque souvenir que je ne souhaite pas oublier. Et je dispose ensuite ce mot dans un pot transparent à couvercle que j'ai acheté exprès pour cela. Je dois bien admettre que c'est un exercice tout à fait intéressant à faire. Cela nous oblige à ne retenir que le meilleur. 

Sauf que je réalise que les épreuves de ces dernières semaines ont eu raison de moi et que je n'avais rien écrit depuis un moment sur ces petits papiers. Je n'ai pas aimé cette idée, j'ai trouvé cela décourageant. Et puis, j'ai été prise d'une curiosité soudaine : j'ai eu envie de plonger ma main dans ce pot et de relire quelques mots. J'en ai relu un. Puis deux. Puis trois. Et quel bien cela m'a fait !

Relire une dizaine de ces souvenirs était incroyable. Quelle joie de réaliser que malgré la noirceur environnante, il y a quand même des choses incroyables ou tout à fait banales dont j'étais ravie de me souvenir. Je suis notamment tombée sur un souvenir clef de ces derniers mois : celui où j'ai noté la date du premier jour où j'ai commencé à travailler à dix minutes de chez moi au lieu des 3h de trajets quotidiens que j'avais à faire avant pour aller au bureau.

Alors, j'ai été soudain très inspirée et j'ai rempli tout un tas de petits papiers où j'ai noté toutes ces choses sur lesquelles je n'avais pas pris le temps de m'arrêter et d'apprécier à leur juste valeur depuis plusieurs semaines. Parce que j'étais sans doute trop occupée à broyer du noir ou tout simplement à essayer de me maintenir la tête hors de l'eau. 

J'ai ressenti un énorme bien être d'avoir fait cela. J'ai passé une bien meilleure soirée que prévu. Le sourire aux lèvres. Je me suis sentie plus légère, comme libérée de tout ce poids que je portais sur mes épaules. Et cela m'a rappelé une chose importante et que j'ai eu tort d'oublier : quelque soit le chaos qui nous entoure, quelque soient les épreuves que l'on est amené à traverser, il est plus que primordial de prendre le temps de vivre et apprécier les petites choses qui nous font du bien. 

Parce que chacune de ces petites choses est ce qui doit compter le plus. Quoi qu'il arrive.

♥ ♥ ♥

Et vous, vous prenez le temps de vous rappeler de toutes

ces petites choses qui vous font plaisir au quotidien ?

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 15:23
Lettre à toi qui m'a pourri la vie.

Chère S. (Tu vois, je suis encore trop polie, je tairai ton prénom),

 

Je me retrouve face au clavier parce que j'ai un tas de choses en tête que j'ai besoin d'exprimer. Tu es entrée dans ma vie il y a quelques mois quand je recrutais une nouvelle auxiliaire de vie pour m'aider au quotidien. À l'époque, j'ai eu l'impression que tu étais quelqu'un de sérieux, de fiable et que tu avais pigé le rôle que tu aurais à jouer auprès de moi. Là-dessus, je suis toujours très claire sur les attentes que je peux avoir d'une nouvelle aide. Tu as donc intégré l'équipe en toute connaissance de causes.

 

Je dois bien avouer que tu m'as bien eu. Dès les premières semaines, tu as commencé à demander à être remplacée de temps en temps. Comme je suis quelqu'un d'optimiste (ou naïve parfois, rayez la mention que vous voulez...), je n'y ai pas porté plus d'attention que ça. J'ai cru que c'était temporaire. Je me suis - méchamment - trompée.

 

Tu as pris cette très mauvaise habitude de prévenir à la dernière minute que tu ne viendrais pas, ne laissant que peu - ou pas - de solutions pour trouver le temps de te remplacer. Il y a donc plusieurs interventions qui n'ont pas eu lieu alors que chacune d'entre elles m'est indispensable. - Tu aimerais toi ne pas pouvoir aller aux toilettes ou ne pas pouvoir te lever le matin pour te laver car personne n'est là pour t'aider ? Non ? - Ben moi non plus figure-toi ! Pourtant, c'est arrivé. Plusieurs fois.

 

Et après chaque absence, tu revenais, l'air de rien, sans même des excuses ou la moindre explication. Sans même t'inquiéter de savoir si quelqu'un avait pu venir te remplacer. Je ne comprendrai jamais comment on peut agir de la sorte... Non, vraiment, ça me dépasse de faire un tel métier et de ne pas tenir compte du côté humain de la chose. - Oui, je sais, pour certaines d’entre vous, je ne suis qu’un moyen de gagner votre vie. Ni plus, ni moins. - Putain, faut vraiment que je m’y fasse ! À croire que je suis vraiment trop exigeante...

 

Toujours est-il que j’ai passé ces dernières semaines à m’angoisser jour et nuit de savoir si oui ou non tu serais présente le lendemain. Si quelqu'un serait là pour m’aider, si je pourrai sortir de mon lit, si je pourrai aller travailler, si je pourrai rentrer chez moi le soir. S’angoisser de cela en permanence est insupportable. Je te le dis sans sourciller, tu m’as vraiment pourri la vie. Tu as fait de mon quotidien un enfer. Un enfer où j’étais à la merci de ton choix de me faire « l’honneur » de ta présence ou non (vaut mieux en rire, hein).

 

Ces semaines entières à stresser en permanence ont des conséquences. Des conséquences physiques, je ne te remercie pas des insupportables douleurs au dos que je subis à cause de toi. J’ai passé un dimanche entier à pleurer toutes les larmes de mon corps tellement la douleur était intense. Mon corps a dit Stop. Stop à toute cette merde. Et puis, il y a des conséquences psychologiques. Aujourd’hui, je suis fragilisée. Nerveusement, je suis à bout. Et pourtant ceux qui me connaissent bien savent que je suis plutôt quelqu'un de solide. De fort. Mais tu m’as épuisée. Ton indifférence me donne envie de vomir, en fait.

 

Alors, à toi qui sais très bien transformer l'aide en danger, j’ai envie de dire de te changer de métier. Tu n’es absolument pas faite pour ça (si, si, je t’assure). Ce serait même inconscient de te laisser continuer sur cette voie. Un tel manque de professionnalisme est effrayant. Dangereux, même. Tu m’as mise en danger, tu as mis mon travail en danger. Mais tu ne l’as jamais compris et ne le comprendras jamais. Cela peut être considéré comme de la maltraitance. Maltraitance, oui. - C’est fort de sens, tu ne trouves pas ?

 

Depuis deux semaines maintenant, tu as été virée de mon équipe et je n’ai qu’un seul mot qui me vient à l’esprit : soulagement ! Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais ce dont je suis sure désormais c’est que je ne te laisserai plus me faire du mal. Non, ça c’est fini. Même si je garde des séquelles, c’est encore frais tout ça, mais je sais qu’un jour je ne me rappellerai même plus de toi. Et crois-moi, j’attends ce jour avec impatience.

 

Sur ce, adieu. À jamais. Tu ne feras plus de ma vie un enfer. Plus jamais. T’écrire cette lettre est pour moi l’occasion d’évacuer mes souffrances. Je vais aller mieux maintenant.

 

 

                                                                                                    Élodie

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:13
Je n'ai pas vu le temps passer.

 

Ce matin, en consultant mes mails perso d’un œil à peine réveillé, j’avais une notification m’informant que mon blog fête aujourd'hui ses cinq ans d’existence. Cinq ans, bordel. Comme le temps passe ! Je me vois encore au tout début, quand j’ai décidé d’ouvrir un blog. Cette période d’indécision où je ne savais pas trop ce que j’allais y écrire et surtout qui pourrait bien me lire. Moi, je savais juste que je traversais plein de choses dans ma vie et que j’avais un besoin dévorant d’écrire là-dessus. J’avais au fond de moi l’espoir que le fait de poser des mots sur les difficultés face à la maladie, le handicap pourrait en aider certains. Et puis, je crois surtout que c’est moi qui avais besoin en secret d’avoir du réconfort face aux épreuves compliquées et douloureuses que je traversais.

 

Au fil des semaines et des mois, je me suis découvert une réelle passion pour ce blog. Écrire, j’ai toujours beaucoup aimé ça. J’ai tout un tas de carnets qui traînent partout où je passe (comme une addiction mais ceci est un autre sujet ^^). Mais le fait d’écrire dans l’optique d’être lue, c’est tout à fait autre chose. C’est quand même un cap psychologique à passer. Pour cette journée, j’ai fait quelque chose que je ne fais jamais d’habitude : j’ai regardé combien d’articles j’ai écrit depuis l’ouverture du blog. 535. Cinq cent trente-cinq. Je me demande bien ce que j’ai bien pu vous raconter d’intéressant dans autant d’articles, tiens.

 

N’empêche que je ne vois pas le temps passer. Je prends toujours autant de plaisir avec mon blog. Alors bien sur, il y a des périodes où je suis moins assidue que d’autres. La vie, tout ça, tout ça... Un de mes proches a une analyse très fine de mon absence de publication sur le blog : il me dit qu’il sait dans ces moments-là qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Je crois qu’il voit juste. Par exemple, je n’ai rien publié depuis le 24 août. Cela fait une éternité. Mais la réalité de la vie a pris le dessus, temporairement. Des idées, je n’en manque pas, j’ai plein de choses à vous dire. Mais parfois, il faut prioriser et faire les choses les unes après les autres.

 

Je m’égare, je m’égare. Voilà ce que c’est de ne pas écrire durant un long moment, on finit avec le clavier qui démange ! Revenons à nos moutons. Cinq ans que petit à petit, une communauté de lecteurs s’est créée autour du blog. Que des gens formidables ont croisé mon chemin. Chacun d’entre eux m’apporte beaucoup au quotidien, en particulier sur la page Facebook où je suis bien plus active que sur le blog ces derniers temps. Dans les moments difficiles, vous êtes des amours à m’envoyer des petits mots de soutien, à me donner le courage de ne pas baisser les bras quand je pourrais être tentée de le faire, parfois.

 

Je partage avec vous mes états d’âme, les sujets qui me touchent particulièrement. Je parle de ce que je connais, la maladie, le handicap et toutes les choses plus ou moins drôles. J’aime par dessus tout partager la joie avec vous, j’aime croire que le bonheur est en chacun de nous, encore faut-il lui laisser la place pour exister. Mais je sais aussi qu’il est important de partager les sujets difficiles, car ils font partie de la vie et ils font de nous ce que nous sommes en tant que personne. C’est d’ailleurs ces moments difficiles qui font l’origine de ce blog. J’avais besoin de ne pas laisser sous silence les épreuves terribles qu’amènent le handicap et la maladie dans la vie.

 

Aujourd’hui, grâce au blog, grâce à vous tous qui me lisez, grâce à chacun des mots que je reçois, je me sens plus forte. J’ai l’impression de mieux me connaître. D’avoir fait tomber des barrières qui m’empêchaient d’avancer dans la vie. J’ai appris à ne plus avoir peur ou honte de parler de certaines choses. J’ai découvert avec beaucoup de plaisir que nous sommes parfois nombreux à traverser les mêmes épreuves, à se poser les mêmes questions, à avoir les mêmes doutes et que cela fait du bien de le savoir. De ne pas se sentir seul et perdu.

 

Pour conclure, parce qu’il faut bien une fin à cet article, je n’ai pas vu passer ces cinq années et compte bien en vivre plein d’autres à l’avenir. J’ai envie de continuer d’échanger, de partager des expériences avec chacun d’entre vous. Je continuerai d’attraper au vol tous les p’tits bonheurs que la vie voudra bien mettre sur mon chemin et j’accepterai que malgré les difficultés, malgré les peines, le meilleur reste forcément à venir. Toujours. Et qu’il faut sourire à cette idée.

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 15:37
J'avais oublié.

Que cela fait un bien fou de partir quelques jours de chez soi, de changer ses habitudes.

 

Que vivre sans montre durant les vacances permet de lâcher prise.

 

Que se baigner dans la piscine me fait autant de bien. À condition que l’eau soit bien chaude et qu’il fasse très chaud dehors.

 

Que le temps passe bien trop vite quand il s’agit des vacances.

 

Que je mets toujours quelques jours avant de réussir à ne plus penser au boulot, au quotidien, etc...

 

Que ne rien faire parfois, c’est aussi satisfaisant.

 

Qu'il n’est pas toujours facile pour moi de séjourner dans un endroit qui n’est pas complètement adapté pour moi et où il faut sans arrêt trouver des solutions pour faire autrement. Malgré tout.

 

Que partir me balader seule dans la campagne me fait toujours beaucoup de bien et que cela me vide la tête.

 

Que faire les courses et penser aux repas pendant les vacances est vraiment une plaie pour moi.

 

Que parfois, les soucis nous rattrapent en vacances, même quand on choisit de les laisser de côté.

 

Que j’aime rester des heures au soleil alors que les autres trouvent qu’il fait trop chaud pour cela.

 

Que passer du temps entre amis ou en famille dans un cadre différent est super agréable.

 

Que faire des grillades et des salades, c’est ça les vraies vacances d’été.

 

Que prendre le temps de faire des choses toutes simples peut apporter beaucoup de satisfaction.

 

Qu'il est très difficile de reprendre la route du retour à la fin des vacances.

 

Que faire une coupure du net, du blog et de toutes les autres contraintes, c’est nécessaire.

 

Que ce n’est définitivement pas une bonne idée de rentrer dans la nuit qui précède la reprise du travail. Coucou la tête de fatiguée en ayant dormi que 4h le lundi matin !

 

Que prendre le temps de réfléchir à ce que l’on souhaite, à de nouveau projets aide un peu à trouver du positif à travers le brouillard qui envahit de temps en temps le quotidien.

 

Que c’est agréable de voir sa peau se colorer sous les rayons du soleil et que cela donne tout de suite meilleure mine.

 

♥ ♥ ♥

Et vous, quelles sont toutes ces petites choses que vous oubliez au fil du temps mais que vous avez plaisir à retrouver quand arrive le temps des vacances ?

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 13:44
Peut-on tous dépasser nos limites ?

Voilà une question que je me pose depuis quelques jours. Tout cela est parti d’un échange que j’ai eu vendredi dernier avec des anciens collègues. Je vous explique rapidement le contexte pour que vous puissiez comprendre : il y a un peu plus d’un an et demi, j’ai trouvé du travail à plus de 50 km de chez moi. Étant en fauteuil roulant et n’ayant pas le permis, j’étais dépendante des transports en commun pour aller travailler. Ces trajets représentaient au total 3h par jour. Et encore, ça c’est quand tout se passait bien (pas de souci d’auxiliaire de vie, pas de retard ou de gréve de train et pas de souci de taxi adapté...), je vous laisse imaginer. J’ai donc fait ce trajet durant près de dix-huit mois. Aujourd’hui, et depuis presque deux mois, je travaille désormais à dix minutes à pied de chez moi. Adieu les difficultés de transport et la fatigue démesurée, cela ne me manque pas. Voilà, le décor est bien en place.

 

Vendredi dernier donc, je suis allée enfin rechercher mes affaires à mon ancien bureau. Je n’avais pas eu le temps de le faire avant et je n’avais même pas eu la possibilité de dire au revoir à mes collègues tant les choses se sont précipitées à la fin pour le changement de locaux. J’ai donc eu le plaisir de recroiser certains d’entre eux, pas tous malheureusement à cause des congés, et certains ont été moins pudiques que d’habitude et m’ont dit droit dans les yeux « qu’ils ne savent pas comment j’ai fait pour tenir le coup avec toutes ces heures de trajet juste pour venir bosser pendant autant de temps et qu’eux-mêmes ne l’auraient jamais fait... » J’ai été très touchée qu’ils me disent cela, car j’ai pour la première fois eu l’impression qu’ils se sont vraiment posé la question de ce que cela avait pu représenter pour moi en termes de contraintes de déplacement et de fatigue.

 

Depuis, j’ai réfléchi à cette question : sommes-nous tous capables de dépasser nos limites? Parce que sur le papier, face à une situation théorique, nous avons tous cette tendance à dire spontanément que l’on ne pourrait pas. Mais comment fait-on quand tout cela est ajouté à une certaine réalité. Cela change t-il la donne ? Le contexte et l’environnement influent -ils sur notre façon de voir les choses ?

 

Il y a quand même les choses en théorie et puis il y a la réalité. Par exemple, à l’époque à laquelle on vit, à mon sens il faut aller là où l’emploi se trouve. Peut-être ne suis-je pas objective sur la situation. Peut-être n’avons-nous pas tous la même volonté ou le même courage, je ne sais pas trop. Ce qui paraît compliqué pour l’un, ne l’est peut-être pas autant pour l’autre... Mais je crois que nous avons tous tendance à nous croire moins fort que nous ne le sommes réellement. Je suis sincèrement convaincue que dans certaines situations, nous sommes tous capables de dépasser nos limites.

 

Je vous avoue qu'avec le recul, je ne sais pas moi-même comment j’ai fait pour tenir le coup durant ces dix-huit mois, j’en suis la première étonnée. Je crois que je fonctionne comme cela, je me donne un objectif, j’y vois potentiellement un défi et je me lance. A fond, quoi qu'il arrive. Par contre, je peux affirmer avec beaucoup de conviction que je serais désormais incapable de le refaire aujourd'hui. Ne me demandez même plus de prendre le train tôt pour retourner là-bas, je fais un blocage. Je n’y arriverais plus. Bien que, finalement, on ne sait jamais après-tout...

 

♥ ♥ ♥

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Croyez-vous que nous soyons tous potentiellement capables de dépasser nos limites ?

Je suis curieuse de lire vos commentaires sur le sujet !

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