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Quelques mots me concernant ...

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Je vous laisse découvrir mon blog où vous trouverez les témoignages, anecdotes et coups de gueule d'une presque trentenaire en situation de handicap qui essaie d'attraper les instants de vie au vol ! Écrire me fait du bien et échanger encore plus ! Alors n'hésitez surtout pas à réagir... Mon message est clair: dédramatisons la maladie ou le handicap. Faisons en une force !



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Je fais mon cinéma !

Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 20:30
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Ces derniers jours, j'avais besoin de me changer les idées, de bouger, de sortir, de bruit. Bref, de fuir cette solitude et ce silence qui avaient pris trop de place depuis deux semaines dans ma vie... J'avais donc prévu d'aller au ciné mardi dernier, le soir en amoureux à quelques kilometres de chez moi. Impatiente toute la journée de cette sortie à venir, comme une gosse. Et puis, un coup de fil de mon homme une heure avant pour me dire que j'allais être déçue, que la batterie de la voiture était morte et que c'était donc compromis pour le ciné... Effectivement, il ne s'est pas trompé, j'étais trop dégoutée ! Je ne me laisse pas abattre et propose qu'on se retrouve à pied à mon bureau pour partir en ville tranquillement et profiter de températures plus douces... Et puis, tout à coup, une évidence: qu'à cela ne tienne, on ira au ciné en centre ville même si il est moins bien que l'autre (certaines salles ne sont pas accessibles en fauteuil). Me voilà remotivée à cette idée, je retrouve mon homme toute joyeuse et impatiente d'arriver.

Une fois arrivés dans les rues piétonnes, nous allons de suite voir si la salle pour le film est accessible et prenons nos billets. Chrono lancé, il nous reste une heure pour aller dîner... Hop, petit resto en amoureux, rapidement. Et l'affaire est dans le sac ! Direction le ciné pour aller voir le film.

Le film dont je vous parle et que je tenais absolument à voir très vite, c'est 'De rouille et d'os'. J'ai vu sa bande annonce, il y a des semaines de cela et depuis je brûlais d'impatience de le voir.
20h15, les lumières s'éteignent, la musique commence, les images du début du film défilent...

Pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler, 'De rouille et d'os', c'est un film franco-belge de Jacques Audiard sorti le 17 mai 2012.


Synopsis:

Ça commence dans le nord. Ali (interprété par Matthias Schoenaerts) se retrouve avec Sam, cinq ans, dans les bras. C'est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c'est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son petit pavillon, elle s'occupe du petit. A la suite d'une bagarre dans une boite de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Stéphanie (interprétée par Marion Cotillard) est dresseuse d'orques à Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu'un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu l'usage de ses jambes et pas mal d'illusions. Il va l'aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

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Ce que j'en ai pensé:

Ce qui est certain, c'est que ce film ne laisse pas indifférent. Dès les premières minutes, nous sommes absorbés par l'atmosphère. Une certaine douceur et comme des images un peu ralenties qui créent cette ambiance si particulière. La première partie du film nous présente le portrait de deux personnages complétement différents, je dirai même à l'opposé. D'un côté, Ali, cet homme très grand, un monstre de muscles. Réservé et brut de décoffrage. Résolument indépendant avec un côté 'je n'ai besoin de personne !'. En parallèle, il y a cette femme, Stéphanie. Elle est belle, elle plait et elle le sait. Une fois un homme pris dans ses filets, elle se lasse très vite. A priori ces deux destins ne sont pas faits pour se croiser. Jusqu'à l'accident. Ce fameux accident qui va faire basculer tout le film. Black out après lequel on découvre une Marion Cotillard (Stéphanie) métamorphosée. Cette scène où elle découvre à son réveil qu'elle est en fauteuil roulant m'a beaucoup émue. Bouleversante. Elle apparaît le visage au naturel, très peu maquillée. Touchante et troublante. De ce visage ressort une grande détresse. Sa vie a basculé et elle n'a pas encore idée de ce qui l'attend. Son chemin vers l'acceptation de ce nouveau corps va être long et chaotique. Mais après le coup de fil passé à Ali, les choses vont prendre une toute autre tournure. Il entre dans sa vie dans ce moment si particulier pour elle, avec un corps qu'elle ne comprend plus. Lui, la traite comme n'importe qui, ne fait pas de différence. Pas de pitié. Il ne la surprotège pas. Ça me plait beaucoup. Trop de gens ont tendance à penser que, parce que nous somme malades ou handicapés, il faut nous prendre avec des pincettes ou nous épargner. C'est faux. Rien ne me fait me sentir plus vivante que quelqu'un qui va me traiter comme tout le monde, sans différence. Pas de pitié, merci. Ali a cette force qui est de la tirer vers le haut, lui faire aimer à nouveau la vie. Lui redonner envie de sortir de chez elle. De se montrer au monde que Stéphanie a cherché à fuir les semaines précédentes. J'ai aimé cette scène où, en bord de mer, il lui propose d'aller se baigner et qu'après un long silence réfléchi, elle lui dit 'tu te rends compte de ce que tu dis ?' Comme si cette proposition était complètement déplacée. Après une très longue attente et réflexion, elle se décide finalement pour la baignade. Cette scène où elle est dans l'eau est magique. Son visage rayonne de joie. Comme une nouvelle liberté retrouvée. C'est à partir de là qu'elle choisit de 'vivre' selon moi. Ayant pris conscience que c'est possible. Malgré tout. Ali ne la voit tellement pas comme une personne différente qu'il va jusqu'à prouver à Stéphanie qu'elle est encore désirable et finit souvent dans son lit. Cependant, elle n'est pas la seule femme dans sa vie. Sans être en couple, il papillonne à droite à gauche. Il est comme ça, sans attache, Brutal. Parfois même violent. Même son rapport avec son petit garçon est compliqué car il ne sait pas s'y prendre. Elle et lui passent pas mal de temps ensemble. Elle semble fascinée par cet homme, allant même jusqu'à l'accompagner à des combats très brutaux et interdits par la loi. Avec elle, il est capable d'une grande tendresse. Mais qui disparaît aussitôt qu'il s'éloigne d'elle. Ces deux là sont connectés. La vie glisse sur eux. Un évènement va faire qu'Ali va quitter la région sans prévenir qui que ce soit, pas même Stéphanie. Un drame va à nouveau les rapprocher des mois plus tard. Je ne vous en dirai pas plus. Je vous dirai simplement que je trouve que ce film expose à merveille des instants de vie, remplis de sincérité et de vérité. Il est très sensible, plein d'émotions. Je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par cette aventure cinématographique. Je ne serais d'ailleurs pas surprise que Marion Cotillard soit récompensée pour ce rôle tellement elle en paraît imprégnée. Affaire à suivre donc...

Ce que j'ai adoré de cette soirée:

Passer une soirée à deux, en amoureux. S'improviser la soirée malgré un imprévu de dernière minute qui aurait pu tout foutre en l'air. Profiter d'instants simples et légers. Se dire que la vie est délicieuse parfois, que cela tient à peu de choses. Dîner sur le pouce mais apprécier le repas. Se laisser imprégner par la magie que peut avoir le noir complet d'une salle de cinéma. Observer et vivre les mêmes réactions que le public face à ce qu'on voit à l'écran. Rentrer à pied du centre ville après le film, profitant encore de la chaleur restante de la journée. Refaire le monde, débriefer le film sur la demie heure de chemin jusqu'à l'appart. Partager les instants qui nous ont le plus marqués dans le film. Ne pas s'empêcher de faire le parallèle avec notre vécu, notre vie avec la maladie. Sourire. S'aimer. Rire. Etre encore imprégnés du film bouleversant des heures durant. Bref, vivre. Cela n'a pas de prix...
Par mVmHmE - Publié dans : Je fais mon cinéma !
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 14:30
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Synopsis:

Ce film retrace l'histoire de trois jeunes Flamands d'une vingtaine d'années. L'un est quasi aveugle, le deuxième n'a plus l'usage de ses jambes à cause d'une tumeur et est confiné sur une chaise roulante, et le troisième est complètement paralysé. Ce sont les meilleurs copains du monde, soudés notamment par leur amour pour le vin et les femmes. Le vin, ça va, ils alignent les séances de dégustation. Mais pour les femmes, ils se contentent de fantasmer: tous les trois sont vierges, en raison principalement de leur handicap.
Aussi quand ils apprennent qu'un bordel, en Espagne, accepte les handicapés, ils se disent que le droit au sexe, c'est aussi pour eux. Ils décident alors de faire le voyage. Mais sans prévenir leurs familles, parents ou proches: ils se débrouillent pour trouver une aide-soignante qui, à bord d'un minibus, veut bien les amener là-bas...
C'est là que leur aventure va pouvoir commencer !

 

 

Ce que j'en ai pensé:

Dès les premières images du film, je suis interpellée. Ces trois jeunes hommes handicapés ont une vie qui ne fait pas nécessairement rêver. En effet, chacun d'eux est à la charge de ses parents depuis toujours: pour se laver, s'habiller, se coucher, se déplacer, manger... Tout cela, c'est leur mère qui en a la charge. Pourtant, leur amitié les sauve d'une certaine manière de ce quotidien pesant. Mais cela n'empêche pas la solitude une fois rentrés chez eux...

Un des trois va être à l'initiative d'une idée folle pour palier à un de leur souci: le manque d'expérience sexuelle. Le handicap ne leur a pas permis de connaitre cela. Et donc l'un deux entend parler de ce bordel spécialisé en Espagne. Ni une ni deux, il veut y aller et compte bien emmener ces potes avec lui. À partir de là, ils doivent mettre en place tout un scénario, j'irai même jusqu'à dire leur 'alibi' pour pouvoir faire ce voyage sans dévoiler la réelle destination à leurs parents qui n'ont pas l'habitude de les laisser seuls et encore moins pour partir en vacances. Ils vont donc prétexter un voyage en France sur la route des vins. Les parents finissent par accepter à condition qu'il y ait un infirmier qui les accompagne pour les rassurer. Ils réservent un véhicule adapté où ils pourront tous rentrer, la date est fixée, l'infirmier sera du voyage... Sauf que tout cela paraissait trop beau. Celui atteint par une tumeur est de plus en plus malade et sait la fin approcher. Tout est sur le point de tomber à l'eau, le voyage, le bordel, la vie !

Heureusement, après réflexion, ils décident d'effectuer ce voyage envers et contre tout, comme pour lui offrir le voyage de sa vie avant qu'il ne soit trop tard. Par contre, le véhicule et l'infirmier prévus ne sont plus disponibles et on leur recommande une autre personne disposant d'un véhicule. Tous ces échanges se font par mail. Le jour du départ, après avoir fait leur sac en cachette, avoir quitté la maison familiale sans même mettre leurs parents au courant, ils sont sur le lieu de rendez-vous tous les trois, impatients de partir mais quelque peu angoissés malgré tout. La camionnette arrive, pas en très bon état et le conducteur descend pour les accueillir. Petit problème: Claude est en réalité... une femme. Tant pis, ils montent à bord, fous de joie de ce périple qui les attend de la Belgique jusqu'à l'Espagne. Mais ils restent sceptiques face à  la présence imprévue de cette femme, qui parle français avec qui ils auront un peu de mal à communiquer dans leur langue flamande.

Leur voyage est donc fait d'étapes chaque soir dans un lieu différent. La première nuit, ils s'arretent dans un hotel. C'est une des scenes du film qui m'a le plus bouleversée. Chacun a sa chambre, Claude propose de leur donner un coup de main sauf qu'ils refusent énergiquement, disant qu'ils vont se débrouiller, qu'il n'y aura pas de problème. Cela aurait été trop beau car en réalité cette première nuit va s'avérer être un vrai fiasco. L'un deux n'arrive pas à se changer et appelle son ami aveugle pour l'aider sauf qu'entre temps le troisième est tombé de son fauteuil et appelle à l'aide dans le même temps. Le deuxième souhaitant bien faire court dans tous les sens et fait tomber sa carte de chambre et ne la retrouve pas vu qu'il ne voit rien... Bref, ils finissent la nuit à trois dans la même chambre. Cette scène est révélatrice de la fierté que toute personne handicapée a en voulant se débrouiller par soi-même. Ne pas compter sur les autres. Sauf que malheureusement, la volonté ne suffit pas et ça, ça fait mal.

La suite du voyage est ponctuée de scènes de joie, de tristesse, de disputes, de déception... tout cela avec une Claude de plus en plus intégrée et qui cherche à les soulager et les aider.
La deuxième partie du film nous fait passer du rire au larmes, j'ai été extrêmement touchée par ces scènes criantes de vérité, de sensibilité et de réalité du handicap qui nous rattrape parfois. Plusieurs heures après la vision du film, j'étais encore émue de ce que j'avais pu voir et ressentir. Voir le combat de ces trois jeunes hommes malades pour vivre comme tout le monde m'a fait couler des larmes.

Pour conclure, je ne peux que vous conseiller de visionner ce film. Alors, bien sûr, certaines images ne sont pas évidentes et pourraient être considérées comme plutôt dérangeantes. Le handicap affronté de face peut déranger certaines personnes. Moi, au contraire, j'ai adoré que ces images soient vraies et proches d'une réalité. Donc, touchant et beau. A voir, sans faute !
Par mVmHmE - Publié dans : Je fais mon cinéma !
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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 14:45

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La chaîne FRANCE 4 a diffusé hier soir, à 20h35, le film Ma vie en l’air réalisé par le jeune réalisateur français Rémi Bezançon en 2005.

(J'ai d'ailleurs découvert qu'il avait également réalisé Le Premier Jour du reste de ta vie, film sorti en 2008 que j'ai littéralement adoré !) 

Au casting du film, on retrouve notamment Vincent Elbaz, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Elsa Kikoïne et Didier Bezace.

Synopsis:
Yann Kerbec, un instructeur dans une compagnie aérienne qui a une peur panique de l’avion. Cette phobie l’a empêché de suivre la femme de sa vie au bout du monde et Yann n’est jamais parvenu à s’en remettre. Alors qu’il se rapproche de sa voisine et tente d’oublier son ancienne compagne, celle-ci réapparait.

Ce que j'en ai pensé: 
Ce film est particulièrement touchant, retraçant le parcours d'un homme-enfant, refusant de devenir adulte. Il vit dans le passé, et en particulier dans le souvenir et la nostalgie d'une histoire d'amour qui a duré trois semaines avec une femme, Charlotte, qu'il ne parvient pas à oublier malgré les dix années qui se sont écoulées depuis... D'ailleurs, toutes ses rencontres tournent assez vite au vinaigre car, selon lui, elles ne lui arrivent pas à la cheville. Jusqu'au jour où il croise le chemin de sa voisine, Alice (jouée par Marion Cotillard, qui est blonde dans ce film), c'est là que tout bascule...
J'ai trouvé ce film très réaliste puisqu'on a vraiment l'impression que les anecdotes et le contexte de rencontres amoureuses pourraient tout à fait nous arriver dans la vraie vie. Une vie amoureuse assez torturée avec le choix crucial entre deux femmes qui font battre son coeur. Pourtant, il faut choisir... En tout cas, c'était très rafraichissant !

La chanson du générique de fin n'a fait que renforcer mon engouement pour ce film à travers la chanson 'Ma vie en l'air' de Jeanne Cherhal qui est très entrainante et donne le sourire.


 

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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 21:30

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La semaine dernière, comme une envie de sortie, alors nous voilà partis pour le ciné avec comme objectif de se changer les idées. Notre choix se porte sur le film 'La dame de fer' (en version originale sous titrée) de Phyllida Lloyd.



Synopsis: 

La dame de fer est un portrait surprenant et intimiste d'une femme hors du commun. A la fois aimée et rejetée, Margaret Thatcher est une figure emblématique de la scène politique internationale - la première et l'unique femme Premier Ministre du Royaume Uni, et l'une des femmes les plus célèbres et les plus influentes du 20ème siècle. Enfermée dans l'inactivité enrageante de la retraite et luttant contre la maladie d'Alzheimer, Margaret est prise d'assaut par ses souvenirs. Des fragments de sa vie privée et du temps où elle était Premier Ministre (elle quitte le pouvoir en 1990 suite à des grandes manifestations contre la fiscalité locale) envahissent son esprit et elle les revit dans les moindres détails. La dame de fer est l'histoire d'une femme venue de nulle part pour démanteler les barrières liées au sexe et aux classes que l'on rencontrait dans un monde dominé par les hommes.
C'est un film qui parle du pouvoir et du prix à payer pour l'obtenir, une histoire à la fois unique et universelle.

Ce que j'en ai pensé :

Meryl Streep, dans son interprétation de ce personnage, est absolument époustouflante. Je l'avoue avant de voir ce film je ne connaissais pas plus que ça le parcours et l'histoire de Margaret Thatcher. Mais j'ai eu plaisir, à travers le jeu des acteurs, à travers chaque scène du film, de découvrir une femme haute en couleurs avec une telle détermination qu'elle en a gagné le respect des hommes visiblement si difficile à obtenir à l'époque. Je ne suis pas branchée 'histoire' et encore moins 'politique, ça c'est un fait depuis toujours. Pourtant, j'ai été impressionnée de découvrir que Margaret Thatcher s'est autant battue pour arriver là où elle avait envie d'être: au pouvoir du Royaume Uni. Ces discours sont habités et convaincants avec une telle force dans sa voix et ses idées. Elle s'est battue pour son pays et son peuple et ce malgré une opinion populaire parfois peu favorable. Je trouve ça beau. Il y a aussi un côté très touchant dans ce film: Margaret est malade et diminuée et est parfois à la limite de la folie (elle parle à son époux disparu). Mais cette vision du personnage en fait un personnage fragile et accessible.

Pour conclure, une fois le générique de fin à l'écran, ma réaction est immédiate: j'ai adoré ! J'ai beau fuir se qui s'approche de près ou de loin à la politique, pour le coup je n'ai pu qu'admirer Margaret Thatcher et son parcours rempli de force et je suis convaincue que le talent de Meryl Streep y est pour beaucoup ! Il est clair que son oscar de la meilleure actrice le 26 février est amplement mérité ! Alors, je n'ai qu'une chose à vous dire: foncez au cinéma sans hésitation.

Par mVmHmE - Publié dans : Je fais mon cinéma !
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 20:30

 

Ce soir est diffusé sur M6 à 20h50:
Le film Pretty Woman, sorti en 1990, qui a projeté Julia Roberts sous les projecteurs.
 
Synopsis:
Pretty Woman raconte l'histoire d'Edward  Lewis (interprété par Richard Gere), un richissime homme d'affaires, qui cherche le chemin de son hôtel. Une jeune prostituée de Beverly Hills, Vivian Ward (interprétée par Julia Roberts), se propose de le lui montrer. Edward décide d'inviter Vivian à passer la semaine avec lui, dans sa luxueuse chambre d'hôtel afin de lui faire découvrir son style de vie, de la couvrir de cadeaux. Ils vivent ainsi quelques temps, jusqu'au jour où ils découvrent tous deux qu'ils ne peuvent plus se séparer...

Alors, ce soir, inutile de me chercher, je serai confortablement installée devant ma télévision pour apprécier ce grand classique à ranger évidemment dans la série 'film de filles incontournable' :) 
(Je suis d'ailleurs tentée d'écrire prochainement un article sur mes comédies romantiques cultes... Affaire à suivre...)

Et vous, cela vous tente également ce grand classique des années 90's ?
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 09:34

Hier, dimanche, comme une envie de me vider la tête devant un bon film... Je fouille un peu les dernières sorties DVD pour savoir quel film sympa je pourrais louer...

Je tombe sur la bande annonce de 'Crazy, Stupid, Love.' qui m'interpelle de suite. Cela a l'air drôle et léger. Il ne m'en faut pas plus: hop, c'est choisi !


 

Le film dure deux heures et franchement je n'ai pas été déçue. Le fil conducteur concerne plusieurs tranches de vie à travers toute une série de personnages attachants... tout cela mêlé d'humour et de réalisme.

Et pour vous les filles, vous ne pouvez évidemment pas passer à côté du plaisir des yeux avec le très beau et sexy Ryan Gosling. Un aperçu ci-dessous, extrait du film:

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Alors, je ne vous en dit pas plus mis à part de ne pas hésiter à le louer si vous souhaitez passer un bon moment, avec un beau mec en prime ! :)

Par mVmHmE - Publié dans : Je fais mon cinéma !
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 17:50

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Une jolie leçon de vie...

 

J'avais entendu parler de la diffusion mardi 22 Novembre de l'émission  présentée par Béatrice Schönberg sur France 2:

Histoires en série - Comment se reconstruire quand on a tout perdu ? 

'Philippe P : l'intouchable' Le comte était un homme à qui tout semblait réussir. Jusqu'à cet accident de parapente qui le rend tétraplégique. Sa vie change alors radicalement.

Bande annonce

Ayant adoré le film "Intouchables", je suis curieuse de connaître les vrais protagonistes Philippe Pozzo di Borgo (interprété par François Cluzet) et Abdel Sellou (interprété par Omar Sy), ayant inspiré le film réalisé par Olivier Nakache et Eric Tolédano.

Parenthèse:

Depuis une semaine, je suis en préparation d'un article pour vous donner de mes nouvelles depuis mon article du 7 Novembre concernant les auxiliaires de vie et mon changement de prestataire de services. J'éprouve des difficultés à définir quelle humeur j'aimerais lui donner. Le changement d'organisme est effectif depuis le 1er Novembre et pour être honnête le parcours des premières semaines est parsemé d'embuches. J'en souffre et j'ai l'impression que l'écrire me ferait du bien pourtant je passe mon temps à effacer et recommencer cet article.

Fermez la parenthèse.

Me voilà devant donc la télé mercredi soir, je lance le replay de l'émission. Super, le reportage qui m’intéresse est le premier. Je découvre le vrai visage de Philippe, j'en apprends plus sur les raisons qui ont fait qu'aujourd'hui il se retrouve dans un fauteuil roulant électrique. Je suis absorbée par ce portrait car tout d'un coup, le film, ces 2h de rire et d'émotion prennent vie car ce n'est plus uniquement une fiction. La réalité est là: Philippe Pozzo di Borgo en a bavé ! Pour vous résumer, il était un homme à qui tout semblait réussir, brillant homme d'affaires. Jusqu’à cet accident de parapente qui le rend tétraplégique. Il traverse une longue convalescence de plus d'une année. Peu de temps après sa sortie d'hospitalisation et son retour au domicile, sa femme décède d'un cancer du sang. Commence alors une lente descente aux enfers. Jusqu’à la rencontre improbable avec Abdel, un jeune au parcours chaotique, une incroyable amitié qui va changer leur vie. 

Concernant Abdel, d'origine algérienne et élevé dans une cité difficile, je découvre un homme, un peu 'brut de décoffrage' mais avec beaucoup d'humour et une certaine légèreté.  La complicité entre lui et Philippe est flagrante à travers les images du portrait. C'est sur ces deux là, ils s'aiment ! Abdel a été au service de Philippe durant dix ans. Je suis impressionnée. Dix ans, cela représente beaucoup dans la vie d'un homme. Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec mon vécu où les auxiliaires de vie sont toujours plus ou moins de passage dans mon quotidien. Alors moi dix ans, vous voyez, ça me fait rêver ! Quelque part cela me bouleverse qu'un homme, Abdel, consacre autant de sa personne pour une cause: apporter du bien être à une personne dépendante et en difficulté. Pour ceux qui ont vu le film, vous diriez que Philippe le lui rend bien quelque part. Abdel a d'ailleurs une remarque à ce sujet dans le reportage: "il vivait un peu ma vie, dans la déconnade, et moi je vivais un peu sa vie de bourge." Philippe parle de lui en le considérant comme son 'ange gardien', celui qui l'a maintenu en vie. Superbe image. Poignante. Il est donc question de ça: la vie.

Malgré toute cette bonne humeur, Philippe tient à un moment un discours très dur sur ce qu'est la vie et en particulier la sienne suite à l'accident. Cette scène m'a beaucoup émue. Il a ces mots: "Le handicap est venu à sa mort, (sa femme Béatrice est morte en 1996 d'un cancer du sang). C'est la solitude, le handicap..." Comme si il n'avait pris conscience de son 'état' que le jour où sa femme est partie. Cette dernière phrase me va directement en plein cœur. Sentiment que je partage souvent. Comme si, quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, nous sommes seuls face à la maladie ou le handicap. Et ce malgré une agitation autour de nous et un entourage présent et aimant. Il y a des choses que même des mots ou des gestes ne peuvent exprimer. C'est d'ailleurs une énorme souffrance pour moi. Je me sens parfois très seule, comme perdue seule au milieu d'un monde qui ne me comprend pas, qui ne peut pas me comprendre... Pourtant cette grande détresse m'envahit à chaque fois et je dois faire avec. J'apprends, chaque jour qui passe, à me dire que c'est comme ça et ne pas m'en formaliser. En tout cas, j'essaie...

Parenthèse:

Pendant le visionnage, j'ai comme une révélation. Je voulais mettre par écrit les difficultés que je rencontre avec mon nouvel organisme d'auxiliaires de vie. Cela est devenu évident, c'est décidé, cet article je ne l'écrirai pas ! En tout cas, si cela devait être le cas, plus tard, ce serait pour vous dire que les choses se sont arrangées. Oui, j'en bave mais à quoi bon ?! Voir ce témoignage émouvant et criant de vérité du parcours de Philippe me fait relativiser. Cet homme a rencontré plein de galères et pourtant il est plein de vie et d'humour.

Je vais donc faire comme lui, autant que possible. Mon objectif pour les semaines à venir: occulter au maximum toutes ces emmerdes et ne laisser la place qu'aux bons moments. Tout est question de priorité dans la vie, non ?!

Fermez la parenthèse.

Je conclurai en disant qu'avoir vu ce reportage sur Philippe et Abdel, d'être véritablement partie à la rencontre de ces deux destins incomparables, qui malgré la rudesse de la vie, savent la savourer avec légèreté, m'a redonné un peu d'espoir qui me manquait ces dernières semaines. Alors merci...

Par mVmHmE - Publié dans : Je fais mon cinéma !
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 14:00

 

Je suis allée voir le film "Intouchables" vendredi soir et je n'ai qu'une chose à vous dire: foncez au cinéma si vous ne l'avez pas encore vu !

Sur le papier, le thème du film est dur. Un homme, handicapé suite à un accident, ayant besoin d'aide humaine au quotidien...
La magie est telle qu'on arrive à en rire tout au long du film ! A la fois drôle et touchant.
Voilà bien longtemps que je n'avais pas été autant touchée par un film au cinéma. L'espace de 2h, je me suis évadée, rêvant moi même d'avoir la chance un jour de pouvoir bénéficier d'une auxiliaire de vie m'apportant autant de bien être que Driss à Philippe dans le film !
Par mVmHmE - Publié dans : Je fais mon cinéma !
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