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Je vous laisse découvrir mon blog où vous trouverez les témoignages, anecdotes et coups de gueule d'une presque trentenaire en situation de handicap qui essaie d'attraper les instants de vie au vol ! Écrire me fait du bien et échanger encore plus ! Alors n'hésitez surtout pas à réagir... Mon message est clair: dédramatisons la maladie ou le handicap. Faisons en une force !

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 12:15

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C'est en 1997, à tout juste 20 ans, que Fabien Marsaud, alors animateur de colonie de vacances, plonge dans une piscine dont il heurte violemment le fond. Des vertèbres déplacées, la moëlle épinière touchée, il se retrouve paralysé et entame une longue rééducation. Bien qu’on lui annonce qu’il restera probablement paralysé à vie, il retrouve peu à peu l’usage de ses jambes après une année de rééducation. Quand il se lance dans une carrière d’auteur-chanteur-slameur, en 2003, c’est en référence aux séquelles de cet accident – mais aussi à sa grande taille (1,94 m) – qu’il prend le nom de scène de Grand Corps Malade. Ses rêves d'enseignement sportif envolés, il s'oriente donc vers sa deuxième passion : l'écriture.


L'artiste a publié son premier album "Midi 20" en 2006, se faisant immédiatement remarquer pour son style : il popularise le slam français. Ce premier disque s'est écoulé à plus de 600.000 exemplaires et a permis à Grand Corps Malade d'être récompensé aux Victoires de la musique dans les catégories album révélation et révélation scène en 2007. En 2009 sortira son deuxième album "Enfant de la ville" et en 2010, son troisième album « 3ème temps ».

 

En 2012, il sort sont premier livre intitulé « Patients » écrit en prose. Avec la plume poétique, drôle et incisive qu’on lui connaît, il livre le récit de son année de convalescence dans un centre de rééducation pour handicapés lourds. Il nous fait entrer dans ce monde méconnu qu'il découvre alors : l'immobilité totale, les soins quotidiens, les médecins et les infirmiers dont on est entièrement dépendant. Des histoires personnelles, émouvantes, parfois drôles, toujours instructives des autres patients qu’il côtoie. Avec ses camarades de chambrée, handicapés tout comme lui, il vit, le temps de cette renaissance en rééducation, des péripéties truculentes et cocasses, entre les rire et les larmes, qu’il nous raconte avec humour et beaucoup de générosité. Patients est une leçon de vie, et d’optimisme, pour chacun d’entre nous.

 

Après plusieurs mois passés en studio, Grand Corps Malade nous a donné rendez-vous chez les disquaires ce 28 octobre. C'est la date qu'il a choisie pour la publication de son quatrième album "Funambule", le successeur de "3ème temps" (2010). C'est avec un clip que le slameur français a décidé d'opérer son comeback. La vidéo, tournée au Théâtre du Gymnase, à Paris, illustre la chanson "Au théâtre" et a nécessité la participation de plus de 200 figurants dont l'acteur Richard Bohringer, pour mettre en relief l'idée que « la vie de tout un chacun » est comparable à « une pièce de théâtre ». « Le bébé naît, il ouvre les yeux, et le rideau s'ouvre sur une scène. Tu te rends compte assez vite que ta vie, c'est ta pièce de théâtre » a confié Grand Corps Malade, expliquant qu'il adoptait pour l'occasion la position d'un « narrateur » et d'un « spectateur ».

 

Dans ce nouvel album, il franchit un nouveau cap dans sa vie privée où les références à sa paternité et à l'enfance sont plus prononcées au fil de ses chansons. Il dédie notamment le titre « Le manège » à son fils en disant « Tu grandis trop vite, je suis déjà un vieux con ». Grand Corps Malade a toujours été apprécié pour sa dimension humaine, sa proximité avec les autres et sa façon de toucher en plein cœur l'auditeur avec des mots simples. Dans cet album, il se réinvente. Tel un vrai funambule il se ballade sur la corde musicale et se balance sur des sonorités jazzy, soul et rap. Une écoute que je vous conseille vivement !

 


Acte 1, scène 1, unité de temps, unité de lieu;
La pièce durera toute ta vie, l'histoire se déroule sous tes yeux.
Le rideau vient de s'ouvrir, toi tu soulèves les paupières.
Tes parents gèrent la mise en scène, ta pièce démarre et ils sont fiers;
Ils te souhaitent pas une tragédie, ils préfèrent que l'histoire soit drôle.
C'est le théâtre de ta vie, c'est toi qui tient le premier rôle,
Tu regardes autour de toi les projecteurs, les premiers rangs, les gens qui te donnent la réplique et puis les autres, les figurants.

Tes parents ont écrit le début, mais tu vas vite réaliser que pour la suite, c'est entendu, tu vas devoir improviser,
Et puis trouver les bons dialogues, dans ce premier acte, tu es bavard,
Ce ne sera pas une pièce d'auteur, mais du théâtre de boulevard.
Alors ton histoire défile sous la rumeur des spectateurs,
Ton personnage perd l'innocence, t'essaies de rester à la hauteur,
Face aux premières piques de l'intrigue, face aux premiers mauvais accords,
Derrière les apparences bien lisses, tu découvres l'enfer du décor.

(Refrain)
Au théâtre on joue ta vie, j'ai vu ton nom sur l'affiche
Le scénar' est en friche, modifie-le, tu t'en fiches
Pour jouer les plus belles scènes et à l'heure de saluer le public,
Que tu aies le privilège d'avoir deux ou trois bonnes critiques
Au théâtre on joue ta vie, j'ai vu ton nom sur l'affiche
L'histoire peut être riche, faut pas que tu traînes, faut pas que tu triches
Pour t'offrir de l'ivresse, du vertige, de l'émotion,
Et qu'à la fin les gens se lèvent pour ta dernière ovation.

Alors de cour à jardin, maintenant tu fais les cent pas,
Tu côtoies les bons comédiens, et puis y a ceux que tu sens pas.
On fleurte avec le vaudeville avec toutes ces portes qui claquent,
Tu vois moins tes parents, ingratitude du deuxième acte.
Tu l'as compris sur les planches, c'est la cour de création,
Dans toutes les situations, tu vas faire preuve d'adaptation,
Dans un monde où le prévisible perd souvent le contrôle,
Le bon comédien est celui qui sait jouer tous les rôles

Et c'est là qu'intervient celle qui donne du sens à ta pièce,
Sous les feux de la rampe, ta prétendante met tes attentes en liesse,
Tout prend de l'importance, c'est ce que ton homologue indique
Fini le théâtre de boulevard, tu tiens ta tragédie antique.
Si tout va bien, l'amour donnera de nouveaux petits acteurs,
Qui à leur tour, joueront leur pièce devant la foule des spectateurs.
Tu mettras en scène leurs débuts, t'as compris les règles du pacte,
Avant de retrouver l'énergie de t'atteler à ton troisième acte.
Du public, on voit tes doutes, on voit tes gouttes, on voit la sueur,
Tes déboires, tes trous de mémoire, tes espoirs et tes lueurs
le second rôle apprécie, c'est respectable et vibrant,
Les spectateurs vibrent aussi, c'est du théâtre vivant.

(Refrain)
Au théâtre on joue ta vie, j'ai vu ton nom sur l'affiche
Le scénar' est en friche, modifie-le, tu t'en fiches
Pour jouer les plus belles scènes et à l'heure de saluer le public,
Que tu aies le privilège d'avoir deux ou trois bonnes critiques
Au théâtre on joue ta vie, j'ai vu ton nom sur l'affiche
L'histoire peut être riche, faut pas que tu traînes, faut pas que tu triches
Pour t'offrir de l'ivresse, du vertige, de l'émotion,
Et qu'à la fin les gens se lèvent pour ta dernière ovation.

A quelques exceptions près, toutes les pièces se ressemblent un peu,
Ça tourne autour de sentiments, tu sens, tu mens, tu vis, tu veux,
Y a que le décor et les costumes qui sont amenés à changer,
Ça dépend des moyens de la prod', on a pas tous les mêmes budgets.
Moi j'ai grandi au cœur d'un beau théâtre occidental,
Loin des troupes du tiers-monde et des acteurs qui ont la dalle,
J'aime le théâtre de ces pays où la scène est à même le ciel,
Où les intrigues se resserrent souvent autour des valeurs essentielles.

A quelques exceptions près, toutes les pièces se ressemblent un peu,
Y a les grandes scènes de comédies et les bouts de drames contagieux,
Et puis y a tous ces imprévus, ces fous rires, ces dérapages,
Moi je n'aime ce théâtre que quand l'intrigue sort de la page.
Sois patient, reste en coulisse quand résonnent les coups de tonnerre,
Et quand la scène est compliquée, appuie-toi sur tes partenaires.
Ils te seront indispensables pour atteindre tes objectifs,
N'oublie jamais cet adjectif: le théâtre est un art collectif.
A toi d'observer dans l'ombre quand on t'attend dans la lumière;
A toi de prendre le devant de la scène quand le scénario te prévoit derrière
Ecorches un peu ce qui est écrit, la vie aura un autre parfum
Ta pièce aura une plus belle fin, écoute une dernière fois ce refrain:

Au théâtre on joue ta vie, j'ai vu ton nom sur l'affiche
Le scénar' est en friche, modifie-le, tu t'en fiches
Pour jouer les plus belles scènes et à l'heure de saluer le public,
Que tu aies le privilège d'avoir deux ou trois bonnes critiques
Au théâtre on joue ta vie, j'ai vu ton nom sur l'affiche
L'histoire peut être riche, faut pas que tu traînes, faut pas que tu triches
Pour t'offrir de l'ivresse, du vertige, de l'émotion,
Et qu'à la fin les gens se lèvent pour ta dernière ovation.

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commentaires

Hara-Kiri 28/11/2013 12:21


Merci du partage, les paroles sont magnifiques comme toujours et me touchent au coeur... Grand Corps Malade était un de mes artistes favoris, et je regrette de n'avoir pu profiter que de son
premier album avant de devenir sourde. Mais en lisant les paroles que tu as mises, j'imagine... Et c'est vachement bien, même si c'est source de regrets.


Merci encore!

mVmHmE 30/11/2013 14:44



Je suis ravie d'avoir pu partager cela avec toi ! 



Childhood is better 07/11/2013 13:54


Un artiste que j'adore... Ses textes touchent en plein coeur et font toujours mouches, quelque soit le sujet. Tu en parles magnifiquement bien ! Très belle journée.

Alain 06/11/2013 19:44


J'adore c'est un grand Monsieur! Un parolier hors pair, je me retrouve completement dans le titre de sa chanson

mVmHmE 07/11/2013 21:40



Oui, un grand monsieur c'est vrai !! Et quels mots...



Melgane 06/11/2013 15:48


Je connais Grand Corps Malade depuis le CM2 (je suis en Terminale) grâce à la prof qui nous avait passé un morceau et j'aime beaucoup ! :)