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Je vous laisse découvrir mon blog où vous trouverez les témoignages, anecdotes et coups de gueule d'une presque trentenaire en situation de handicap qui essaie d'attraper les instants de vie au vol ! Écrire me fait du bien et échanger encore plus ! Alors n'hésitez surtout pas à réagir... Mon message est clair: dédramatisons la maladie ou le handicap. Faisons en une force !

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 16:47
La maladie, avant le fauteuil roulant.

Depuis quelques temps, j'ai envie d'écrire sur ce sujet. Parce qu'il y a beaucoup à en dire. J'ai remarqué que les gens ont tendance à se précipiter sur l'apparence des autres. À ne s'arrêter qu'à cela. Quelle qu’elle soit. Dans mon cas, le regard de ces personnes s'arrête forcément sur le fauteuil roulant. Ne soyons pas naïfs, c'est évidemment la première chose que l'on capte chez moi. Seulement parfois, j'aimerais que ce dit regard aille bien au delà. Pourquoi ? Parce que simplement, déjà je ne suis pas que cela. Et surtout parce qu'il ne faut pas oublier que si je suis dans ce fauteuil roulant, c'est qu'il y a bien une raison. Ce n'est pas comme cela, pour le plaisir. Ben non. C'est parce que je suis malade (bon, dis comme cela, ça fait un peu flipper je l'avoue). Disons plutôt que je suis atteinte d'une maladie qui m'empêche de me déplacer sans lui. Voila, les choses sont dites, hum hum.

 

Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir. Je vais tenter de préciser ma pensée. Bien souvent, depuis des années, j'ai probablement pris l'habitude (bonne ou mauvaise, à vous de décider...) de tout faire pour que les gens que je croise oublient le plus possible que je suis malade. C'est à dire que je souris, j'essaie autant que possible d'être de bonne humeur, tout ça, tout ça... Bref, je fais bonne figure. Vous voyez le genre, quoi. Et, je vous mentirais si je vous disais que c'est facile tous les jours, que cette carapace est toujours hyper facile à porter. Non. Parfois, elle se fait lourde. Et elle se demande quelque fois si elle est bien légitime. Si il ne serait pas bon de baisser les armes un peu plus souvent.

 

Car à trop vouloir faire en sorte que l'on ne voit que le meilleur de moi-même, les gens n'attendent que le meilleur de moi-même. Vous captez le schéma ? Je donne beaucoup, on s'habitude à ce que je donne beaucoup. Normal. Et dernièrement, cela est devenu vraiment épuisant (et un peu déprimant, je dois le reconnaitre) de toujours vouloir faire croire que je vais bien. Que c'est facile de faire rire les gens, tout le temps et de sourire, le plus possible. Je suis fatiguée. J'aurais besoin que les gens ne s'arrêtent pas uniquement à la simple vision du fauteuil roulant. Mais qu'ils acceptent aussi et tiennent compte du fait que j'ai une maladie derrière. Une maladie qui certains jours me fatigue, beaucoup. Me fait souffrir, parfois. Et que ce que je leur montre n'est toujours que le meilleur...

 

Je réfléchissais au fait que par exemple, au boulot, mes collègues ne doivent absolument pas avoir conscience de la fatigue que cela représente pour moi de me farcir les heures de trajets (3h par jour pour ceux qui ne me suivent pas régulièrement), chaque jour, pour venir bosser. Pour eux, c'est juste « fatiguant ». Mais eux et moi n'avons, je crois, pas tout à fait la même échelle de fatigue. Une fatigue lambda peut être prise un peu à la légère, mais la fatigue « à ma façon » est un peu plus nocive, je dirais. Elle fait du mal et a tendance à faire des dégâts sur son passage. Et il ne suffit malheureusement plus d'une simple bonne nuit pour lui dire bye bye.

 

Je ne sais pas si je suis vraiment claire. En me relisant, je me pose une autre question qui va aller à l'opposé de ce que je viens de vous dire : est-ce que je voudrais que les gens ne me voient uniquement que comme une personne malade ? Je vous réponds de suite : Non. Je crois qu'idéalement, j'aimerais qu'on fasse un peu la part des choses, qu'on accepte que parfois je sois moins à fond sans m'en tenir rigueur ou qu'on réalise ce que cela me coute d'être présente chaque jour et de faire mon boulot. Ou de vivre tout simplement, au quotidien. Comme tout le monde. Voilà, ce que j'aimerais. Ça vous paraît possible ?

 

♥ ♥ ♥ 

Et toi, comment tu vois les choses ?

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commentaires

Melo 02/09/2015 23:44

Bonjour , je connais malheureusement la maladie dégénérative , et je cumule plusieurs handicaps qui me font vivre en permanence avec la douleur chronique et donc forcément un arsenal de thérapeutiques dont la morphine ( à forte doses en libération prolongée mais courte aussi) qui pour ma part est beaucoup plus facile à supporter que toutes la panoplie de thérapeutiques médicamenteuses contre les douleurs neuropathiques . Cependant à la différence de toi j ai la chance d avoir retrouvé mes jambes ( j ai été 7 ans sans ces dernières ) et je ne compte plus le nombre de chirurgies lourdes du dos ( avec vis , cages , tiges , greffes d os etc ) que j ai encaissées ,des jambes , bras , Genoux , pieds etc que j ai eues ( 13 rien que cette année . Je pense être à plus de 30 blocs opératoires mais je ne les compte plus depuis une large décennie et demie ). Ce que je voulais juste te dire c est que - j ai 22 ans de thérapie au compteur , je pense que ça aide aussi et malheureusement j ai commencé très jeune -puisque trentenaire - peut-être qu il be serait pas mal de faire tomber ton faux-self ? Ton masque en fait? Ca m a desservie totalement . A faire la fille qui va bien , qui endure tout , eh bien à force l entourage lui il se dit : elle est forte = c est donc normal qu elle y arrive ( à tout gérer ). Ben non . Un jour j ai dit basta à ce faux self . J ai lâché le masque et moi qui me la jouait super forte je me suis montrée fragile .... Et j ai aussi dit stop mais surtout non . La fatigue , tout comme la douleur est très subjective et très personnelle. J ai énormément d énergie et même chargée comme une bourrique en médocs ben je peux faire la débile avec mes béquilles . Je dors 4h par nuit ( merci la douleur ) depuis 15 ans mais autant la douleur peut m user , autant la fatigue , bien sûr que je la sens , et qu ´ elle se voit , elle ne m épuise pas . disons que j ai vraiment tellement d énergie -c est une chance - que j ai pris un rythme. Je l ai accepté surtout . J ai aussi la chance de pouvoir voir mon acupunctrice qui me remet mes énergies dans le bon ordre toutes les 3 semaines depuis 15 ans et sans l acupuncture , la fatigue m aurait plombée ... Par contre là où je voudrais juste mettre en valeur un point c est que tu parles beaucoup d autrui , de de qu il voit ou pas , ce qu il fait ou non .... Et Ca je le faisais beaucoup il y a encore 8/9 ans ... Mais un jour je me suis dit " et toi , tu fais quoi pour que l on cherche à aller plus loin , à creuser? ".... Ben pas grand chose au final à l époque ... Et c est en travaillant Ca avec l équipe pluridisciplinaire , en faisant de l art thérapie, en développant les passions , mon cercle d amis , en continuant toujours ma thérapie aussi, que j ai pris conscience ( c est fou comme des fois il faut du temps ) que mes handicaps , ma maladie Ca n était pas moi . C est juste un petit adjectif et basta . Et Ca a tout changé . Ca ne fait pas mon identité . Je lis ton blog en sous-marin depuis un petit moment , nos situations sont très différentes et je n ai pas supporté de ne plus marcher ( non pas contre l incapacité physique que Ca occasionnait mais Parce que j étais en colère contre les regards que je croisais) . Il y en a un qui me reste encore dans la tête à ce jour. D un homme de 60 ans qui en me voyant ne pas marcher et brancher à mon neuro stimulateur m a dévisagée des pieds à la tête pendant 5 minutes dans un centre commercial . J en ai pleuré après et ce regard qui m a anéanti et m a glacée ce jour là m a profondément marquée. Maintenant je le plains mais à l époque c est sur moi que je "gémissais " et avec beaucoup de recul je me dis qu à trop avoir voulu donner le change il était normal ( pour mon cas ) que forcément ce genre de regards j allais aussi les attirer et de plus en plus . Il fallait que j arrête de jouer à celle que je n étais pas .Aujourd'hui je me fiche de boiter , de sortir les béquilles , d être branchée . J ai arrêté de culpabiliser . Je ne suis responsable de rien en ce qui m arrive physiquement par contre je suis responsable de ce que je renvois et de ce que je fais . Et Ca c est important . Mais chaque situation est personnelle et chaque cheminement est plus ou moins long pour arriver à une certaine maturation ( et non pas maturité ) donc à l acceptation . Ce qui est , est .... Je ne compare jamais un handicap , encore moins une maladie car chaque souffrance est personnel , chaque douleur est individuelle et donc tout est relatif à la personne qui vit sa situation . Moi je la vis très bien tout simplement Parce que j ai un jour arrêter de jouer à celle que je n étais pas et surtout de donner le change . Je pense que quand on est en situation de handicap on est forcément dans une situation " schizophrène " en premier lieu et qu il est impératif de très vite y mettre fin sinon on se perd . J arrive à demander de l aide ( c est encore très dur mais toi tu sais très bien le faire . J ai lu tes déboires avec les auxiliaires de vie et Ca m a horrifiée et Ca quand on est capable de demander cette aide qui va très loin dans la pudeur , je me dis que l on est capable de tout après. Et toi tu le gères très bien ). Dans mon cas ,je dis non sans souci Parce que je me respecte enfin ( ce que je ne faisais pas avant ). Et donc s il y a bien une chose qui me fait mal c est de voir ( et malheureusement vu que je côtoie beaucoup le handicap dans les centres de rééducation, que ceux qui font des hiérarchisations et des priorités, sont avant tout les handicapés eux-mêmes ... Combien de fois j ai vu untel en fauteuil jugé un amputé qui lui était " en dessous de lui sur l échelle du handicap car il lui restait une jambe "!!! Oui,oui . Et c est super fréquent . Ce ne sont pas les valides les plus terribles mais les handicapés eux-mêmes - faisant partie du club je peux me permettre d en parler - et s il y a bien des gens que je fuient ce sont ceux avec qui j ai juste un adjectif commun ou deux " malade et handicapée ", Parce que c est triste à dire mais beaucoup font du handicap leur identité et le brandisse comme une étendard et Ca me gonfle . Pareille quand j ai fait une dépression très sévère et multiples te : ceux que je fuyais étaient les dépressifs avant tout .... Je me respecte : je fuis toute toxicité que ça plaise ou non et je le dis ! Deux petits adjectifs certes en commun , mais qui ne seront jamais mon identité . Si tu savais le nombre de personnes dont je n ai jamais vu le fauteuil Parce qu elles avaient une aura et un charisme de fou , c est hallucinant ... je pense que , peut-être , mon témoignage pourra peut-être, au moins t amener à juste te poser une question " et moi qu est ce que je fais pour que l on aille plus loin que l apparence , qu est ce que je renvoie ? qu est ce que je donne? ". C est pas les autres les fautifs . C est pour ma part ( et Ca reste mon avis ) nous les premiers responsables . D autant que le handicap ne fait pas peur contrairement à ce que l on croit , quand on creuse avec les gens , non il questionne , il interroge , et intrigue . Et quand on s ouvre : on a des échanges merveilleux qui en plus ne tournent pas longtemps sur ce que l on vit au quotidien mais sur nos passions , nos désirs , nos rêves etc .... On s envole très loin du quotidien et mon dieu que ça fait du bien, mais je pense qu il faut savoir s entourer et surtout bien de connaître et se respecter . Parce qu à ce moment là on est vrai , on est soi et on tombe le masque . J espère ne pas te brusquer . Je voulais juste te faire part de mon parcours et de ma réflexion puisque tu posais une question. Apres c est à chacun de prendre ce qu il veut prendre dans les petites clefs que l on peut essayer de lui montrer . Tu es une personne qui se bat beaucoup et crois moi ta fatigue , tes douleurs je compatis . Peut-être que chouchouter ton corps , en prendre soin t aiderait ? Soi
Par les massages , l aRt thérapie , un petit spa ou en faisant des activités de Deco , sculpture, jardinage pour être en connexion avec la terre ... Beaucoup de lieux de soins non médicaux ont des accès pour les handicapés dans les bassins par exemple d hydrothérapie, de balnéothérapie style calyceo etc .... Se reconnecter avec son corps , avec la terre aussi permet de se rassembler . On nous dissocie trop dans le corps médical , or on est un tout . J ai longtemps délaissé mon corps ( son bien être ) maintenant je vais me faire masser chez mon Kine en plus des séances basiques de rééducation , je vais me faire de la balnéothérapie etc .... Le fauteuil honnêtement c est un truc que je zappe très vite quand la personne dégage une spontanéité , du charisme etc ... Il faut même des fois me rappeler qu il est là car si la personne m emballe , je m emballe aussi et je peux proposer des trucs qu elle va me dire en se marrant " heu je t arrête mais Ca je ne peux pas faire :) " et on rigole vraiment . Alors ,peut-être Parce que j ai cette " chance " oui c est une chance d avoir cette connaissance de la situation de handicap - j ai pas dit de tous les handicaps : je serais bien mal placée pour parler d une amputation et des douleurs fantômes !!! Je dis "une chance " car pour moi elle m apporte de la sagesse de part les épreuves que l on traverse et qui certes, même si elle va me demander 10 fois plus d énergie que le voisin , je pense qu elle nous permet d avoir une meilleure connaissance de ce qu engendre la situation du handicap ). Voilà ... Petite piste de réflexion . Au plaisir de te lire . J ai beaucoup aimé l honnêteté de cet article écrit avec beaucoup de pudeur.

mVmHmE 16/09/2015 13:54

Tout d'abord, un grand merci pour ton témoignage très complet et très inspirant. Tu fais preuve de sagesse. Je dois admettre que depuis l'écriture de cet article et la lecture des commentaires de chacun, je me suis remise en question. Je te rejoins complètement quant au fait que le handicap ne fait pas notre identité, et heureusement. Par rapport au regard des autres, j'ai réalisé qu'en effet, tout le monde n'était pas toujours en mesure de me comprendre quand je n'en dis pas assez sur ce que je vis, sur les difficultés que je rencontre. J'ai d'ailleurs fait un petit effort sur le sujet en me confiant à ma collègue la plus proche au travail. Le chemin est encore long pour moi sur ce sujet, on ne se sépare pas en un claquement de doigts de ses mauvaises habitudes. Tu sembles avoir trouvé un réel équilibre dans ta vie et je t'admire pour cela. Ton message a vraiment trouvé écho en moi.
Je suis actuellement en congés pour une semaine et j'essaie de revenir à des activités qui me font du bien, comme les travaux manuels. Faire des choses de mes mains a toujours été une réelle satisfaction.
En tout cas, je serais ravie d'échanger avec toi à l'avenir sur d'autres sujets :)

giraudier 02/09/2015 18:27

Bonjour Elodie un peu à la traîne pour répondre c'est moi qui ne suis pas au top en ce moment.
Et justement comme je me sentais "fatiguée", j'ai eu le temps de réfléchir.
Si tu étais à la place d'Elodie et que tu aurais du aller travailler malgré ton état.
Je pense que tu as le droit d'être malade
Tu as le droit de souffrir
Tu as le droit de ne pas être au top tous les jours
Tu as le droit de ne pas faire bonne figure devant les copains.
Ce n'est pas facile au quotidien face au regards des autres qui ne sait comment réagir face à la situation.
Si un matin tu n'es "pas bien" et que tu n'as pas eu assez de temps durant ton long trajet pour changer ton masque, dis au copain quand tu arrives: "on y va tout doux aujourd'hui je ne suis pas au mieux de ma forme"
Peut-être qu'ils pourront mieux comprendre la maladie.
J'ai mis du temps à admettre que je ne pouvais plus faire certaines choses et l'entourage ne voyait rien ou ne voulait rien voir.
Bon courage Elodie, tu donnes toujours du mieux de toi même mais tu as le droit d'avoir tes faiblesses.

mVmHmE 11/09/2015 08:24

Merci pour ces mots Frédérique. Tu as complètement raison. Il faut que je m'autorise à montrer davantage quand les choses ne vont pas fort...

marie kléber 01/09/2015 14:42

Tu donnes le change et du coup les gens autour ne se rendent pas toujours compte de la maladie, quand d'autres eux ne voient que le fauteuil et pas la personne que tu es. Délicat c'est vrai.
C'est visiblement quelque chose de douloureux (psychologiquement parlant) pour toi. Peut-être que tu cherches juste ta place. Et que doucement tu vas la trouver, te trouver vis à vis des autres. C'est juste une idée ma belle.
Heureuse de te lire à nouveau. Je t'embrasse fort.

mVmHmE 11/09/2015 08:22

C'est en effet quelque chose qui me soucie parfois mais je travaille là-dessus de manière à rendre tout cela plus léger au quotidien, ressentir moins de pression (que je suis la 1ère à me mettre d'ailleurs...) Merci Marie :)

la chauve-souris 01/09/2015 08:13

mon avis est que, comme toute personne malade ou non, tu as le droit de montrer tes faiblesses, tu n'es pas obligée de faire bonne figure tous les jours. et à partir du moment où ça ne vire pas en auto apitoiement, je pense que les gens comprendront mieux ce que tu ressens.

mVmHmE 11/09/2015 08:21

Je pense que tu as raison, il faut que je m'autorise davantage à montrer quand certains jours sont plus difficiles que d'autres. Mais je ne souhaiterais surtout pas recevoir de l'apitoiement en retour...

fedora 31/08/2015 21:55

Mais est-ce que tes collègues te tiennent vraiment rigueur quand tu es moins bien ? ou est-ce toi qui le ressens ainsi ? En tout cas, c'est clair que ça ne doit pas être simple au quotidien... Quand on n'est pas dans la situation, je pense qu'on a du mal à se rendre compte de se que vit l'autre... Gros bisous

mVmHmE 11/09/2015 08:19

Je pense qu'il y a un peu des deux. J'ai beaucoup réfléchi depuis l'écriture de cet article et la lecture des commentaires de chacun. Je crois que j'ai ma part de responsabilité: il faut peut-être que je communique davantage sur mes difficultés quand elles se font trop présentes afin que les gens puissent mieux me comprendre et comprendre ce que je vis. Ce n'est pas facile de composer avec tout cela. Je travaille à trouver un équilibre entre le trop et le pas assez :)

Little Red 31/08/2015 21:06

J'aurais tant de choses à dire sur le sujet. Je parlais justement de ce qui est invisible sur mon blog il y a une quinzaine de jours : http://www.littlered.fr/archives/2015/08/17/32284040.html. Il y a ce qu'on laisse voir et il y a ce qu'on vit ... Souvent, les gens croient que le handicap c'est le pire truc qu'on doit vivre et au-delà de ça, que c'est "gérable". Pour moi, le handicap n'est pas le pire. Je peux vivre avec le handicap mais j'ai cette douleur atroce, constante, qui ne se voit pas. Ca ne se voit plus parce que j'affiche un beau sourire et un optimisme à toute épreuve. Parfois, je me dis aussi que j'ai tort de toujours tout dédramatiser parce que du coup, personne ne perçoit à quel point se lever le matin et tenter de vivre une vie "normale" est une épreuve. Personne ne peut voir derrière le sourire combien chaque acte de la vie quotidienne me coûte, pas seulement à cause de mes soucis de mobilité mais à cause de la souffrance physique. J'ai vécu de telles choses dans ma vie professionnelle. Tellement de remarques déplacées sur mes "privilèges", sur le fait que je "voulais un traitement de faveur" ... Un collègue qui quitte le boulot pour une rage de dents quand on vous interdit de rentrer chez vous pour prendre en énième essai de traitement pour espérer vous soulager un peu de votre calvaire, parce que LUI, il souffre ! Tous ces gens qui pensent que vous exagérez, que vous profitez de la situation quand tout ce que vous voudriez, c'est bosser à temps plein ... Des mots de la part de gens que vous appréciez et qui ne vous comprennent pas et ne cherchent absolument pas à comprendre sous prétexte d'équité. Mais où est l'équité entre une personne en bonne santé et une personne malade ? Si le fauteuil était mon seul soucis, je n'en aurais aucun :).

mVmHmE 11/09/2015 08:15

Merci d'avoir partagé ici ton parcours. Je me rends compte que chaque personne fait un peu comme elle peut. J'imagine complètement que le fait d'avoir des remarques au boulot doit être terriblement décourageant. La douleur est quelque chose qui ne se partage pas, malheureusement. Du coup, certaines personnes n'en prennent pas la pleine mesure... Essayons de penser que tout cela nous donne une certaine force dans la vie :)

WEINTANS 31/08/2015 20:14

1 exemple...parmi d' autres... mais ce qui n' ôte rien à la cruauté vécue par chacun(e) d 'entre nous !

WEINTANS 31/08/2015 20:11

Bonjour, bien que mes " soucis de santé " ne me contraignent pas à me déplacer en fauteuil compte tenu de leur nature, R.Q.T.H. (M.I.C.I. + bien d' autres " soucis " s'y ajoutant)cependant depuis mai 2012, dans mon actuel métier de facteur " sur C.P. 69600 - 69350 ", 6 jours s/7 pendant mes 3 semaines " complètes " consécutives (sans les 2 jours de R.T.T. toutes les 4 semaines), c' est pendant 8H30 à 10H00 que je travaille quotidiennement -1 peu moins les samedis, forcément - (travail rémunéré + " bénévolat " , de fait...).Les " privilèges " dus à ma R.Q.T.H. ( ? ) : pouvoir (officiellement...) commencer le matin à 7H30 au lieu de 6H30 & (toujours " officiellement " ), du lundi au vendredi tout au moins, avoir 2H00 de " pause médiane" & aussi... risquer de trouver le bureau fermé en fin d' après -midi comme cela se serait produit jeudi dernier (Avec presque 60 "objets suivis informatiquement " , les recommandés, etc... , en plus du courrier ordinaire, bien sûr ! ) si je n' avais pas commencé (car je ne dormais plus, quoiqu' il en soit...) 1 heure à l' avance & si, au lieu, exceptionnellement, de prendre 1 " en - cas " en 15 mn, j' avais pris mes 2 heures de pause médiane...54 ans, 1ère demande de Bilan de Compétences refusée début 2010... donc avant ma R.Q.T.H. de mai 2012 - Bilan effectué, enfin, sur 2013 - 2014 (la 2ème demande ne pouvant pas être légalement refusée semble -t-il...) - & j' attends encore1 dossier que l' ADAPT est censée m' avoir adressé pour 1 début de pré - formation le 14/09, avec son lot de démarches administratives que je devrai effectuer...avant cette date- ci ! Voilà le" tableau " ! En résumé, pour des personnes comme vous, moi & d' autres, hélas, le " mot d' ordre " serait plutôt, comme certain(e)s qui n' ont " rien " ou pas " grand - chose " comme " souci de santé " de " faire la gueule & se plaindre " , " même pour 1 rien " : c est apparemment " payant " dans la plupart des milieux professionnels car sinon, " Qui ne se plaint pas va bien " pour la plupart des gens " bien - portants " . Donc " on " peut... " leur en rajouter " , du travail & n' avoir aucune empathie, encore moins d' " égards " pour elles/eux ! C'est affligeant mais aussi la triste réalité il me semble.. Essayons cependant de ne pas " baisser les bras " malgré ce constat ! Courage à nous toutes & tous, les " éclopé(e)s " de la vie...

mVmHmE 11/09/2015 08:11

Merci pour votre témoignage. Comme vous dites, essayons de ne pas baisser les bras (c'est une bonne conclusion ça). Bon courage à vous.

capitaineecho 31/08/2015 18:40

Dans mon blog,je dis quand derrière mon sourire,il y a la maladie,la fatigue qui ne part jamais .Mes ami(e)s savent et comprennent quand le boute -entrain se bat contre le trop plein!
Amities

mVmHmE 11/09/2015 08:07

C'est très important d'avoir des proches capables de s'en rendre compte et de l'accepter :)

Stef Handinary Stories 31/08/2015 18:14

Je comprends, mon truc c'est de rester "vraie", je suis comme je suis. Plutôt cyclique en fait. Si je suis crevée, de mauvais poil, énervée, ben ça se voit. Et je ne m'en cache pas. Si j'ai envie, j'ai envie si non, ben ce sera pour plus tard...En d'autres temps, je reste aussi quelqu'un de résolument optimiste et je souris à la vie. Ce qui fait un juste milieu et du coup, les gens me supportent quand même ;). Trouve ton équilibre, dis les choses, exprime les, et surtout tente de garder le contrôle. Fais des choix par rapport à ce qui est bon et le mieux pour toi. Ca ne te rendra que plus forte pour toi et aux yeux des autres. Allez come on!

mVmHmE 11/09/2015 08:07

Merci pour ce point de vue très intéressant ! C'est vrai que je vais essayer de travailler sur moi pour tenter de me mettre un peu moins la pressions (j'ai d'ailleurs commencé ^^). Ce n'est pas toujours facile de trouver un équilibre entre tout ça !

doucebarbare 31/08/2015 18:04

Oh que je te comprend. c'est le paradoxe du fait d'être malade, je trouve. J'en parlais une fois dans un de mes articles.
Je trouve que le juste milieu est dure à trouver et je trouve que tu l'exprime très bien dans ton dernier paragraphe.

mVmHmE 16/09/2015 13:56

Oh oui, trouver le juste milieu est un travail de longue haleine, je suis d'accord avec toi ! J'y travaille un peu plus chaque jour...