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Je vous laisse découvrir mon blog où vous trouverez les témoignages, anecdotes et coups de gueule d'une presque trentenaire en situation de handicap qui essaie d'attraper les instants de vie au vol ! Écrire me fait du bien et échanger encore plus ! Alors n'hésitez surtout pas à réagir... Mon message est clair: dédramatisons la maladie ou le handicap. Faisons en une force !

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:13
Défi liste : 10 choses positives de 2016.

Aujourd'hui, je partage avec vous un petit défi sympa que nous lance Cécile du blog Zenopia. L'idée est de lister dix choses heureuses et positives que l'on retient de l'année 2016. Comme un moyen de prendre le contrepied de cette tendance générale qui est de dire que cela a été une année pourrie. Je crois que l'on peut forcément trouver des choses - petites ou grandes - qui nous ont marqué en bien et qui nous ont fait plaisir. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait dans mon billet Haut les coeurs où j'ai pris le temps de faire un petit bilan des douze derniers mois en essayant de trouver du positif dans chaque chose, même les choses difficiles.

 

Voici donc les dix choses heureuses et positives que je retiens de cette année 2106 : 

 

Être heureuse d'avoir mon homme qui me soutient dans les bons comme dans les mauvais moments.

 

Passer du temps avec ma nièce et la voir grandir de jour en jour. Je fonds complètement quand elle m'appelle "tata didi".

 

Avoir de nouveaux collègues super au travail et connaître pour la première fois ce que c'est d'avoir plaisir à les retrouver chaque jour au bureau.

 

Me rapprocher de mon petit grand frère et passer de longues heures à discuter. Ce que nous ne faisions plus depuis des années.

 

Réaliser que c'est devenu important pour moi de prendre le temps de noter chaque jour ce qui m'a fait sourire et m'a fait du bien. Cela m'apprend à trouver du positif dans chaque journée, même quand elle a été mauvaise.

 

Faire la connaissance de nouvelles personnes et créer des liens petit à petit. Même si cela reste virtuel parfois, cela compte pour moi.

 

Passer de nombreuses heures à colorier des mandalas. Cela me permet de réfléchir et de faire le point tout en me concentrant sur ma respiration.

 

Prendre davantage le temps de lire. Même si je ne le fais pas autant que je le voudrais. J'aime découvrir des témoignages sur des parcours de vie.

 

Apprécier chaque jour d'être bien entourée. Que ce soit au niveau familial ou au niveau amical. C'est précieux.

 

Avoir une communauté de lecteurs fidèle et bienveillante qui me soutient, m'encourage et me donne la force chaque jour de continuer de mon battre au quotidien. 

 

♥ ♥ ♥

 

Et vous, quelles sont les choses qui vous ont rendu heureux en 2016 ?

Dites-moi tout !

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:44
La dépendance et ses non dits.

Voila un petit moment que je n'ai pas abordé un sujet un peu difficile par ici. Mais l'essence même de ce blog est aussi de parler de sujets importants que je connais bien et la dépendance en fait partie. J'ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises (ici, ici ou ) mais cette fois-ci, j'aimerais l'aborder d'un point de vue un peu différent. En particulier l'aspect parfois tabou et la méconnaissance énorme de la dépendance et de ses conséquences – directes ou indirectes.

 

Tout d'abord, il est intéressant de réfléchir au sens de ce mot, la dépendance. J'ai étudié plusieurs définitions sur internet et je ne suis pas toujours d'accord avec chacune d'entre elles, notamment celles qui opposent handicap et dépendance et qui résument la dépendance à la personne âgée. Je trouve que c'est trop incomplet comme public ciblé. La dépendance, au sens où je l'entends en tout cas, concernerait tous ceux qui ont besoin d'aide pour effectuer ce que l'on appelle les "gestes essentiels du quotidien", comme se laver, s'habiller, préparer les repas et bien d'autres choses encore. Voila, le tableau est posé même s’il est bien loin de permettre aux personnes non concernées de réaliser vraiment ce que cela signifie.

 

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis en fauteuil roulant électrique et j'ai besoin de l'aide au quotidien d'auxiliaires de vie. Ces personnes sont mises à ma disposition par un prestataire de services avec lequel j'ai souscrit un contrat. Pour que vous compreniez bien l'importance de cette aide, je vais vous préciser quelque chose de déterminant : je ne peux en aucun cas me débrouiller seule sans l'aide d'une tierce personne. Cette aide m'est indispensable. Par ailleurs, je suis en couple depuis plusieurs années mais mon conjoint ne vit pas dans la même région que moi. Cette distance implique donc que je dépends exclusivement de l'aide de ces personnes chaque jour. J’ai fait le choix de ne dépendre ni de mon conjoint, ni de ma famille ou de mes amies au quotidien. Je souhaite que chacun garde sa place et son rôle.

 

Le point de vue spécifique que je voudrais développer concerne le fait que tous ces choix de vie sont parfois remis en question lorsque le prestataire de services est défaillant et n’assure pas la totalité des prestations. Pour information, j’ai besoin de personnes ayant des compétences spécifiques, notamment pour me porter. On ne peut donc pas m’envoyer n’importe qui, sous peine de me mettre en danger physiquement. La question est : que se passe-t-il quand une auxiliaire de vie n’assure pas l’intervention comme prévu et que personne ne peut la remplacer en urgence ? Comment faire pour répondre à ce dysfonctionnement grave du prestataire ? Comment faire intégrer aux gens l’idée que non, je ne peux pas me débrouiller seule et qu’il est indispensable de trouver une solution ?

 

Je vais vous parler de choses concrètes : si l’auxiliaire ne passe pas le matin comme prévu, je ne peux pas sortir de mon lit, me laver, m’habiller et donc partir au bureau. Si elle ne vient pas le midi au bureau, je ne peux pas manger ni aller aux toilettes. Et si le soir, elle ne passe pas, je ne suis pas en capacité de rentrer chez moi et suis à la rue. Des exemples, je pourrais vous en donner bien d’autres. Alors, bien souvent, il existe seulement deux réponses possibles à ces difficultés. La première est que personne ne vient et je me retrouve dans une situation humaine dégradante et terriblement frustrante. Me ramenant inévitablement à ma situation de personne dépendante. Et la deuxième est que c’est mon conjoint qui doit se rendre disponible pour m’aider. Qu’il le veuille – ou non. Qu’il soit disponible – ou non. Rappelez-vous, mon conjoint est à plusieurs heures de route.

 

Est-ce normal qu’un conjoint dans mon cas - ou un parent dans un autre - doive palier aux manquements d’un prestataire de services ? Non, non et non. Définitivement, non. Quel choix leur laisse-t-on en les confrontant à la détresse de quelqu’un qui leur est proche ? Cela engendre des situations subies où le conjoint se retrouve en position d’aidant qu’il n’a pas choisi, le bloquant totalement dans ses obligations professionnelles ou personnelles. Comment ne pas se sentir pris en otage par tout cela ? Être dépendant est déjà quelque chose de compliqué mais devoir dépendre malgré moi de mon conjoint m’est encore plus insupportable. Cela crée un déséquilibre dans le couple.

 

Il est difficile pour moi de communiquer là-dessus, que ce soit en famille ou avec mes proches. Ce n’est pas quelque chose qui me met à l’aise et que j’aime raconter. C’est assez difficile à assumer, je trouve. Le résultat est qu’il peut être difficile – pour ne pas dire impossible parfois – pour l’entourage de réellement mesurer les conséquences de la dépendance. Comment expliquer aux gens que mon conjoint a dû rester plusieurs jours, voire des semaines, pour m’aider alors que cela n’était pas prévu ? Et c’est bien là où je veux en venir dans cet article, c’est que cette notion de dépendre de l’autre pour tout ce que l’on peut être amené à faire au quotidien est complexe et surtout conditionnée par un système qui laisse peu - voire pas - de place à l’imprévu. Au risque de très vite venir perturber un quotidien.

 

Malheureusement, je le constate depuis des années maintenant, beaucoup de progrès restent encore à faire dans ce domaine de l’aide à la personne. Quelle place donne-t-on à l’humain ? Quelle considération porte-t-on à la personne malade ou handicapée ? Comment être autre chose qu’un revenu lambda à la fin du mois ? Comment responsabiliser les prestataires ainsi que leur personnel au rôle qu’ils ont à jouer auprès du public qu’ils accompagnent ? Des questions, j’en ai à la pelle !

 

♥ ♥ ♥

 

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quel est votre point de vue sur le sujet ?

Quelles sont vos expériences respectives ?

Cela m’intéresse beaucoup !

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 11:38
Les états d'esprit du vendredi #27

C'est vendredi, !e jour des états d'esprit de Zenopia et du Postman où l'on partage son état d'esprit de la journée. Le principe est simple, il suffit de copier le formulaire, en le remplissant à ta sauce. Il faut ensuite laisser un commentaire sur leurs deux blogs respectifs afin qu'ils puissent faire un édit de leurs billets avec notre participation.

On peut également participer à leur tableau pinterest collectif et découvrir leur playlist sur youtube.

 

[ Vendredi 13 janvier – 08h36 ]

 

Fatigue : Un peu de mal à me remettre de mes soucis de santé du début d’année, du coup grosse fatigue. Les grasses mat’ du week-end vont être les bienvenues !

 

Humeur : Plutôt bonne dans l’ensemble.

 

Estomac : J’ai plutôt bon appétit en ce moment.

 

Condition physique : Je suis tranquille niveau douleurs en ce moment sauf un mal de tête qui me tient bien compagnie.

 

Esprit : Très occupé en ce moment. Beaucoup de questions, de réflexions. Et encore trop peu de réponses pour l’instant.

 

Boulot : Des recherches à faire et des entretiens à passer. Le mois de janvier s’annonce chargé de ce côté-là.

 

Culture : Pas grand chose en ce moment, je dois dire. Je termine la saison 6 de "The good wife". Et j’ai bien entamé la lecture du Petit prince (que je n’avais jamais lu), pour le moment je suis un peu déçue...

 

Penser à : Ouh là, je dirais plutôt « arrêter de penser à » ^^

 

Avis perso : J’apprends à mes dépens l’hypocrisie de certaines personnes et de certains systèmes.

 

Amitiés : De jolies attentions.

 

Sorties : Une sortie demain après-midi avec mon petit frère, si la neige ne vient pas perturber nos plans.

 

Divers : J’ai pas mal d’idées d’articles en tête pour le blog mais il faut que je prenne le temps de les rédiger.

 

Courses : Le frigo est à peu près rempli. Côté soldes, je ne sais pas trop si je vais me laisser tenter par des choses.

 

Envie de : Je voudrais que l’hiver soit terminé et qu’il soit déjà question du printemps et de l’été. Le froid est très mauvais pour moi et le grand froid annoncé pour les jours à venir ne va pas arranger mes affaires !

 

‘Zic : J’ai découvert la dernière chanson d’Adèle « Send my love ».

 

Fin : 08h51.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 16:08
Haut les coeurs !

Le temps est venu de me lancer dans l’écriture du premier article de l’année. Allez savoir pourquoi, j’ai du mal à l’écrire. J’y pense depuis des jours mais impossible de savoir quoi dire ou comment le dire. Je suis dans une période où je réfléchis beaucoup à ma vie, à ce que je souhaite, à ce qui ne me convient pas... Bon, vous l’aurez compris, je suis en pleine introspection et je me suis dit qu’une des bonnes façons de ne pas tourner en rond dans mes réflexions serait de regarder le chemin parcouru sur l’année qui vient de se terminer. En essayant d’y porter un regard bienveillant. Autant que possible en tout cas. Je me suis donc replongée dans l’ensemble de mes articles sur le blog.

 

♥  En janvier

 

J’ai commencé l’année 2016 gonflée à bloc pour réaliser mes projets professionnels et je m’appliquais à ne pas baisser les bras malgré les obstacles. Et surtout que, si je voulais que les choses changent, il fallait que je me prenne en main. J’ai réussi à dépasser ma pudeur en dédiant un article à mon petit frère. Pas toujours facile de pouvoir exprimer naturellement ses sentiments. En cherchant à prendre davantage soin de moi, j’ai fait entrer la méditation dans ma vie. J’y ai trouvé beaucoup de réconfort et de paix. C’est quelque chose qui nécessite beaucoup de pratique et j’avoue ne pas toujours y accorder le temps suffisant. En tout cas, je sais que cela m’a appris à mieux gérer ma respiration et de savoir comment désamorcer certaines situations de tension en me concentrant sur mon souffle.

 

♥  En février

 

J’ai choisi de m’accrocher à toutes ces petites choses que la maladie ne me volera pas. Parce qu’elle est bien là, chaque jour, et qu’elle ne gagnera pas tous les combats. J’essaie d’être plus forte qu’elle tant que cela est possible. Mais j’accepte aussi que parfois, je baisse ma garde et lui laisse gagner une partie. Parce qu’il le faut bien... J’ai démarré une nouvelle rubrique sur le blog « Raconte-moi ton histoire » où l’idée est de laisser la parole à d’autres personnes pour raconter des morceaux de vie, des témoignages face à la maladie ou le handicap. Je suis très contente de l’accueil que vous avez pu faire à ces articles. J’ai essayé de continuer à partager mes p’tits bonheurs en images avec vous, même si je dois bien admettre que je ne l’ai pas fait aussi souvent que je l’aurais voulu. Pourtant leur bénéfice est immédiat, c’est indiscutable ! Rien de tel que de s’attarder sur les jolies choses au quotidien.

 

♥  En Mars

 

Dans une période un peu difficile, j’ai tenté de ne retenir que le meilleur dans les épreuves. Je crois que c’est essentiel, de ne pas plier malgré les choses autour de nous qui semblent dépenser toute leur énergie à nous décourager, à nous tester. Résister, c’est aussi trouver des raisons de tenir bon, de ne pas s’écrouler. Ou du moins à vite se relever quand le poids des soucis se fait trop important.

 

♥  En avril

 

Ce mois-là, comme le précédent, j’ai peu écrit sur le blog. Ceux qui me connaissent bien savent que c’est souvent lié au fait que je suis dans une période compliquée et qu’il est difficile pour moi de poser des mots sur mes maux. Même si je suis toujours convaincue que le faire est tellement libérateur. Mais la vie parfois, ce n’est pas aussi simple. Toujours est-il que j’ai ressenti le besoin de m’accrocher à mes rêves pour tenir bon. Et de réaliser que si je voulais que mes rêves se réalisent, c’était à moi de me prendre en main et d’être actrice de ma vie.

 

♥  En mai

 

J’ai pris grand plaisir à passer du temps avec ma nièce et de la voir grandir tellement vite de jour en jour. Cette balade en sa compagnie est gravée pour un long moment dans ma mémoire. Et puis, la maladie s’est rappelée à moi et j’ai du reconnaître malgré moi que faire comme ci elle n’était pas là n’est pas toujours une bonne idée. Dans ces moments où les douleurs et la fatigue se font trop présentes, je dois accepter le fait de ralentir, d’accepter tout court en fait. Il faut attendre que cela passe, tout simplement. Quelques petites embûches ont voulu ma peau mais j’ai fait le choix de ne pas craquer et de résister. Bon, même si bien souvent, cela laisse des traces à la fin...

 

♥  En juin

 

J’ai pris le temps de faire preuve de bienveillance en m’attardant sur les choses que je suis et non les choses que je possède. Une bonne manière d’avoir un regard positif sur ce que l’on est, sans se juger. Ce mois de juin a été celui du grand changement et l’occasion d’un nouveau départ car j’ai enfin pu arrêter de faire ces interminables trajets en train pour aller bosser qui m’ont épuisée physiquement et moralement durant dix-huit longs mois. J’ai pu commencer à travailler dans des locaux à 10 min à pied de chez moi (au lieu des 3h minimum que je faisais avant en transports en commun). Je crois pouvoir dire que cela restera ma plus grande victoire de l’année 2016. Cela a tellement changé ma vie. J’ai retrouvé le plaisir de ne plus souffrir d’épuisement et de pouvoir reprendre le temps de vivre. Tout simplement. Et puis, j’ai pris le temps de rédiger la liste de mes envies. Un exercice très sympa qui permet de s’attarder sur les choses qui nous feraient plaisir, qui nous font rêver. Décidément, Cécile du blog Zenopia a toujours de bonnes initiatives.

 

♥  En juillet

 

J’ai rédigé un article pas évident pour moi sur comment était ma vie quand je marchais encore. C’est un des articles qui a été le plus lu en 2016 et qui a fait le plus réagir. J’avoue que l’avoir écrit m’a fait un bien fou, parce qu’il m’a permis de mieux me comprendre et d’accepter certaines parties de ma vie. Et de surtout mieux vivre ce que la maladie m’a volé au fil des années.l Je me suis interrogée sur le fait d’être tous capables ou non de dépasser nos limites. Suite à une discussion avec d’anciens collègues, j’ai réalisé que j’avais longtemps repoussé mes limites personnelles et que je ne serai probablement plus prête à le refaire de la sorte.

 

♥  En août

 

Un seul article mais dans lequel je note toutes ces petites choses que l’on retrouve avec grand plaisir durant les vacances d’été. Mon moment préféré de l’année, quand mon corps recherche la chaleur et le soleil.

 

♥  En septembre

 

Le blog a fêté ses cinq ans, ce qui est complètement fou ! Cela a été l’occasion de faire un petit bilan de ces années, de tout ce que cela m’a apporté. En bien, définitivement. Un des autres articles qui vous a fait le plus réagir a été celui où j’ai écrit une lettre ouverte à une auxiliaire de vie qui a fait de ma vie un enfer durant de longs mois. Et qui a laissé beaucoup de dégâts suite à son passage. Cela m’a permis de savoir ce que je n’accepterai plus jamais et cela m’a rendue plus forte (et plus méfiante, il faut bien l’admettre...).

 

♥  En octobre

 

Durant plusieurs mois, j’ai pris le temps de noter le plus souvent possible mes p’tits bonheurs sur des petits papiers que je dispose ensuite dans un bocal. C’est une habitude que j’aime prendre et j’ai grand plaisir à voir ce pot se remplir petit à petit. Et je dois dire que c’est un moyen magique de retrouver le sourire les jours plus difficiles : il suffit de plonger la main dans le pot et de ressortir quelques papiers pour les relire. Cela me rappelle toujours que malgré les difficultés, je peux toujours trouver une raison de sourire, une raison de m’accrocher. J’ai apprécié quinze jours de congés où le seul objectif était de me reposer et de ralentir le rythme pour permettre à mon corps et mon esprit de reprendre des forces. Là où je ne pensais rien avoir de prévu, j’ai pu prendre le temps de passer un moment agréable avec plusieurs de mes proches. Rien de tel pour regonfler les batteries !

 

♥  En novembre

 

Ce mois a été riche en réflexions. Je me suis notamment interrogée sur le fait de savoir si j’en serais là ou j’en suis aujourd’hui si je n’avais pas eu le soutien de mes parents face à la maladie et à différents choix que j’ai dû faire en conséquence. Je me suis ensuite rendu compte que j’ai parfois des difficultés à être dans l’instant présent, ce que je trouve vraiment dommage. La vie file à cent à l’heure et il est tentant de toujours vouloir faire plusieurs choses en même temps. J’essaie désormais de profiter pleinement de ce que je fais, sans penser à ce que je dois faire ensuite et sans lister toutes les choses que je ne dois pas oublier. Mais certains jours, cela n’est pas un exercice facile... Enfin, je me suis demandée si c’est nécessairement aux personnes concernées de sensibiliser au handicap. J’ai aimé les échanges qu’a entraîné cet article.

 

♥  En décembre

 

Ce mois a été très très riche côté émotions ! Après des semaines à tenir ma langue, j’ai pu vous dévoiler une grande nouvelle : j’ai témoigné sur le plateau télé du Téléthon. Que vous dire ? Ce fut un moment très fort pour moi. Tellement fort que plus d’un mois après, je n’ai toujours pas trouvé les mots justes pour tout vous raconter dans un article. Et puis, il y a eu ce moment magique sur Paris où j’ai eu la chance de faire mon premier tour en grande roue en fauteuil roulant. Ce moment est gravé pour toujours dans mon cœur. J’ai ressenti une telle joie, une telle magie que j’en ai encore les yeux qui pétillent en y repensant. Et je dois avouer que cet article vous a également beaucoup plu car beaucoup d’entre vous m’ont laissé des petits mots pleins de bienveillance.

 

♥ ♥ ♥

 

Voilà, je viens de balayer les douze derniers mois et je ressens un sentiment plutôt agréable et apaisant. Spontanément, j’aurais été tentée de dire que cette année 2016 a été une année difficile, une année douloureuse mais je me rends compte que malgré tout ce que j’ai pu vivre de compliqué et de décourageant durant toute cette année, je retiens le fait que j’ai aussi vécu de jolies choses. Que j’ai appris à mieux me connaître, que j’ai trouvé des raisons de me battre malgré les épreuves. Qu’il est important de toujours en trouver, autant que possible. Même quand tout est noir autour de nous.

 

Alors, je terminerai cet article en vous souhaitant le meilleur pour cette nouvelle année qui commence. Je vous souhaite de vous appliquer à réaliser vos rêves, de prendre le temps de noter et de vivre tous ces petits instants de bonheur au quotidien. De leur sourire, même un sourire timide quand les temps sont durs, mais surtout de ne pas baisser les bras. Je vous souhaite de vous entourer de personnes qui vous aiment et vous apportent du positif. Et puis surtout, que la santé soit la meilleure possible pour que tout le reste soit réalisable. Je vous embrasse et vous dis à très vite pour de nouvelles aventures !

 

♥ Dites-moi, vous serez toujours là en 2017 ?

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 19:30
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.

Il y a quinze jours, j'ai passé le weekend sur Paris. Période de fêtes oblige, je ne pouvais raisonnablement pas sauter la case marché de Noël. Mon choix s'est porté sur celui des Champs Elysées, je n'ai rien acheté mais rien que pour le plaisir des yeux, c'était top. Un peu de magie ne fait pas de mal...

 

Et puis, au loin, j'ai aperçu la grande roue de la Concorde. Elle était tellement belle sur fond de ciel bleu. D'un coup, j'ai été prise d'une envie incroyable : faire un tour dans cette jolie grande roue ! Folie, me direz-vous. Peut-être. Mais je voulais aller au bout de cette envie et savoir si il était possible d'y monter avec le fauteuil roulant.

 

C'est donc sur ce « Viens, on y va ! » que j'ai lancé à mon homme que l'aventure a commencé.

 

J'ai interpellé un homme en manteau rouge et lui ai demandé « Bonjour, excusez-moi, est-ce qu'il est possible de faire un tour dans la grande roue avec le fauteuil ? » La réponse est immédiate « Oui, pas de problème Madame, attendez-moi ici ! »

 

À peine quelques secondes plus tard, plusieurs personnes sortaient une grande rampe métallique et l'installaient devant l'entrée afin de franchir les quelques marches pour atteindre le palier d'attente. 

Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.

On m'a demandé d'attendre à côté de la file d'attente le temps que la nacelle PMR arrive (il n'y en a qu'une seule sur la totalité des nacelles). J'avoue qu'à ce moment là, je n'arrivais toujours pas à réaliser que j'étais sur le point de faire un tour en grande roue avec mon fauteuil, quoi. Le rêve. Des tours en grande roue, j'en avais déjà fait par le passé quand j'étais encore debout mais jamais, non jamais, je n'aurais ne serait-ce qu'imaginé le faire directement avec le fauteuil !

Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.

Après quelques minutes, la nacelle arrive enfin. Elle a la même taille que les autres, seules les portes sont un peu plus larges pour permettre au fauteuil de passer. Le personnel installe une petite rampe métallique entre le palier et la nacelle. J'avoue que quand j'ai vu que la nacelle bougeait beaucoup, j'ai un peu flippé. Et puis, quelques questions en tête « Le fauteuil est très lourd, est-ce que cela est conçu pour des poids pareils ? Est-ce que c'est pas un peu fou tout ça ? »

 

Mais, honnêtement, c'est surtout l'excitation et la curiosité qui prenaient le dessus !

Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.

L'entrée dans la nacelle se fait vraiment facilement avec un peu d'aide à l'arrière du fauteuil car la pente est un peu raide. On a pu rentrer à deux dans la cabine sans difficulté. Les portes se sont fermées, la roue a commencé à tourner. Il était trop tard pour changer d'avis ^^

Mon premier tour en grande roue en fauteuil.

Je crois que les mots ne seront pas suffisants pour vous décrire mon sentiment quand on a pris de la hauteur. Une vive émotion, une joie incroyable. J'étais heureuse d'être là. Tout simplement. De profiter de ce magnifique spectacle. Comme les autres. J'étais dans la grande roue, putain.

 

Le coucher de soleil était sublime, Paris se parait de magnifiques couleurs. J'avoue que Paris vu de haut, c'est toujours magique. On en prend plein les mirettes et ça fait vachement plaisir ! Il faisait super froid mais ce n'était qu'un détail face à cette vue...

Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.

En fait, vous savez quoi, des images valent parfois mieux que des mots, alors voici quelques photos du joli spectacle auquel j'ai eu la chance d'assister. Des étoiles plein les yeux. La joie d'une enfant voyant le père Noël pour la première fois ou que sais-je encore. Bref, j'étais reconnaissante de vivre ce moment.

 

Le personnel de la grande roue a vraiment été super et m'a accueillie avec le sourire et avec bienveillance. Ça compte beaucoup quand on vit ce genre d'aventure pour la première fois.

Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.
Mon premier tour en grande roue en fauteuil.

Grande roue de la Concorde

Place de la Concorde, 75008 PARIS

42 nacelles, dont 1 aménagée pour les personnes handicapées.

Tarif : 10 euros (5 euros pour les enfants de moins de 10 ans)

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 19:36
Téléthon 2016, c'est parti !

Ça y est, le moment est venu de vous dévoiler la surprise

dont je vous parle depuis plusieurs semaines :

 

Je serai demain sur le plateau du Téléthon pour témoigner ♥

 

Je vous donne donc rendez-vous demain après-midi pour cette jolie aventure.

 

Mais surtout n'oubliez pas que le plus important

ce sont les dons au 36 37 : mobilisez-vous !

Téléthon 2016, c'est parti !

♥ ♥ ♥

Retrouvez toutes les infos en direct sur ma page Facebook pour ne rien louper !!

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 20:40
Sensibiliser au handicap : aux concernés de le faire ?

L'autre jour, je discutais avec quelqu'un qui travaille dans le domaine du handicap et nous évoquions ensemble l'importance de sensibiliser les autres sur ce sujet. Sur le fait que même en 2016, il restait encore pas mal à faire dans ce domaine. Quelque temps après cet échange, je me suis posée une ou deux questions : Est-ce nécessairement aux personnes directement touchées par le handicap de diffuser cette connaissance et de sensibiliser les autres ? Et si nous ne le faisons pas, les autres le feront-ils à notre place ?

Spontanément, j'ai eu tendance à penser que non. Qu'il ne faut pas obligatoirement être directement concerné par le handicap ou la maladie pour pouvoir en parler et sensibiliser les autres. Je dirais plutôt que dans certains cas, être directement concerné peut apporter une certaine légitimité ou une certaine expertise. Que ce soit au niveau professionnel ou personnel, je pense que multiplier les points de vue est hyper important. Cela fait avancer les choses, amène des débats qui enrichissent chacun d'entre nous.

Ce que je crois surtout, c'est qu'il ne faut pas se contenter de penser que les autres feront forcément le job à notre place, parce qu'en pensant comme cela rien ne se produirait jamais. J'ai envie de dire que plus nous sommes nombreux à en parler et à sensibiliser, mieux c'est. Après tout, certaines choses ne sont pas évidentes pour tout le monde. Il serait même dangereux de penser que tout le monde peut tout comprendre seul et en particulier en ce qui concerne le handicap ou la maladie. C'est le meilleur moyen d'avoir des idées reçues et surtout des idées fausses.

L'être humain est ainsi fait, je crois. Je l'ai bien souvent constaté. Tant qu'il ne touche pas du doigt une difficulté ou une différence quelconque, tant qu'il n'a pas dans son entourage quelqu'un qui est touché, l'Homme n'est pas en mesure de comprendre. De vraiment comprendre, je veux dire. C'est pour cela qu'il est très important pour moi de parler de tout ça. De poser des mots sur ce que c'est de vivre au quotidien avec la maladie, de sensibiliser aux difficultés que l'on rencontre lorsque l'on se déplace en fauteuil roulant par exemple, d'expliquer les contraintes que peut représenter le fait d'être dépendant, etc...

Il est essentiel de ne pas se taire quand il s'agit du handicap. En parler, c'est rendre ce sujet moins tabou, moins gênant. Sensibiliser est un moyen de ne plus mettre les personnes en situation de handicap dans une toute petite case, de faire en sorte qu'elles soient mieux intégrées dans la société. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai ouvert ce blog car partager des expériences communes sur un même sujet est le meilleur moyen de sensibiliser les autres à des sujets qu'ils connaissent peu ou mal.

 

♥ ♥ ♥

 

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Croyez-vous qu'il faille forcément être concerné directement pour pouvoir en parler ?

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 13:07

Aujourd'hui, je partage avec vous un nouveau témoignage dans la rubrique « Raconte-moi ton histoire ». Ce témoignage est un peu spécial, je dois dire. Cette fois, c'est quelqu'un qui compte beaucoup pour moi qui a pris le clavier : ma maman. Je lui ai demandé il y a quelques temps si elle souhaiterait poser des mots sur cette histoire que l'on a en commun sur la maladie. Je trouvais intéressant l'idée d'avoir son point de vue de maman, de comprendre ce qu'il peut se passer dans la tête d'un parent à l'annonce de la maladie de son enfant. Alors, vous comprendrez pourquoi ce texte m'a beaucoup touchée et j'espère qu'il vous touchera également en retour.

 

Voici donc son témoignage intitulé « Le long chemin vers l'inconnu… ».

 

 

Il m'a fallu du temps pour réfléchir aux mots que j'allais poser sur le papier… pour raconter cette histoire, cette tranche de vie, cette réalité… Cela ne se fait pas sur un coup de tête…Il a fallu cheminer à nouveau dans ma tête pour exprimer les choses les plus justes…

 

En tant que parents, nous avons un œil bienveillant sur nos enfants ; il s'est avéré qu'à force d'observation de notre fille, nous nous sommes dits que « quelque chose  ne tournait pas rond » chez elle… Nous la trouvions maladroite, on s'en moquait quand elle courait au jardin avec ses amis, son frère, sa cousine… La montée d'escalier pour accéder à sa chambre devenait « bizarre », avec un déhanchement… À l'école primaire, où elle était en CM2, sa classe était à l'étage et son instituteur nous alertait sur la difficulté et le danger pour notre fille de monter… De tout cela, nous en parlions à notre entourage, à notre médecin, car finalement nous étions entrés dans une période de doute. Nous étions face à un problème qui nous dépassait !

 

Et puis là, la vie a commencé à basculer… Pour elle, pour nous, pour la famille… Nous allions passer de l'autre côté de la barrière… De personnel soignant (que nous étions, ses parents), nous allions devenir parents d'une enfant « différente » qui entrait dans le monde hospitalier. Pas facile ! Il a donc fallu commencer à accompagner notre fille aux différents rendez-vous, aux hospitalisations, aux examens qui allaient peut-être permettre de mettre un nom sur ce qu'elle avait et, bien sûr, de trouver le remède… En tant que parents (et qui plus est, du milieu médical), c'était une étape difficile car nous savions que cela allait être douloureux pour elle, physiquement et psychologiquement… Entrée dans un monde inconnu, avec ses termes médicaux ressemblant à du chinois… Un monde hostile pour un enfant ! Et puis comme nous, nous connaissions, nous avions toujours une multitude de questions à poser aux médecins… Questions auxquelles nous n'avions que des réponses évasives. Nous avions l'impression de faire un grand saut dans le vide et d'être démunis, on pourrait presque dire abandonnés…

 

Et puis, un jour, le diagnostic tombe ! Maladie génétique… Oups ! On nous explique alors les histoires de chromosomes … Là, on se dit, dans un éclair, que finalement c'est de notre « faute » si notre fille est atteinte de cette maladie... Mais nous n'y pouvons rien et maintenant, il faut aller de l'avant ! Essayer de se projeter avec tout cela dans nos bagages… Continuer à vivre, en famille…

 

Notre vie était donc ponctuée par les rendez-vous réguliers chez le médecin spécialiste, le conseil génétique… Une épreuve pour nous tous car, cette maladie étant évolutive, les résultats d'examens étaient moins bons de rendez-vous en rendez-vous… Et là, à nouveau le flot de questions… Puis un jour, le médecin nous dit que notre fille devrait prendre un fauteuil roulant pour éviter les risques de chutes (il y avait eu une fracture de l'épaule au Collège) et que c'était le moment. Une annonce catastrophique pour elle !! Le regard des autres était déjà tellement difficile, au vu de sa marche déhanchée. Mais alors en fauteuil, difficulté encore plus importante de se noyer dans la masse, quand on est une ado. Mais également, répercussion sur la vie de tous les jours, à la maison, en voiture… Bref, beaucoup de changements en perspective. C'est notre fille qui a pris la décision, on ne pouvait lui imposer. Il aura fallu l'élément déclencheur d'un voyage de classe, où elle ne pouvait aller si elle n'était pas en fauteuil et accompagnée, pour que le fauteuil vienne s'insérer dans sa vie et la nôtre également.

 

Ce qui était douloureux, c'était la prise de conscience qu'il serait très difficile de continuer « normalement »… Que cette fichue maladie remettait tout en cause. Les espoirs, les rêves, les envies des uns et des autres et particulièrement le choix des études, pour qu'elle puisse construire son avenir professionnel, celui auquel elle rêvait depuis si longtemps !

 

Il y a donc eu le passage aux études supérieures et l'éloignement de la maison. Une étape difficile, qu'il a fallu surmonter avec nos angoisses, nos interrogations… Pour laquelle il a fallu se faire aider car passage obligé au fauteuil électrique pour devenir la plus autonome possible. Nous devions envisager la vie différemment avec un logement adapté et tout ce qui va avec… Cette période a été difficile ; il fallait lui faire confiance ! Qu'elle ne se mette pas en danger physiquement, dans des études qui vous « pompent », vous vident de votre énergie. La maladie grignotant toujours du terrain au fil du temps…

 

Notre objectif, en tant que parents, était que notre fille réalise son projet, qu'elle puisse ensuite vivre comme tout à chacun et s'épanouir dans sa profession. Nous mettions d'ailleurs en place tout ce que nous pouvions (enfin je le pense) pour que cela puisse se réaliser et qu'elle puisse acquérir le plus important à nos yeux : l’indépendance. Les années ont passé… et le bout du tunnel est arrivé avec l'obtention d'un diplôme si convoité ! Bravo ! Quelle fierté et quelle reconnaissance ! Un moment de joie immense pour tous !

 

Puis, peu à peu la vie continue de basculer. Notre enfant devient un adulte responsable. Les discussions évoluent, les rencontres, les partages également… On occulterait presque ce fichu fauteuil. La vie, tout simplement, a repris le dessus ! Notre enfant est notre enfant. La « différence » s'est estompée avec tous ses tracas domestiques, ses dossiers médicaux, ses contraintes. La balance penche de l'autre côté maintenant...

 

Je pense que nous pouvons être fiers de ce que nous avons « construit » tous ensemble, avec la famille au sens large, les amis et la volonté de garder pour toujours la tête hors de l'eau… La Vie est trop belle pour ne pas en profiter !

Raconte-moi ton histoire #5

Si vous avez envie de partager votre témoignage face à la maladie ou le handicap, retrouvez toutes les conditions pour participer en cliquant ici.

 

N'hésitez pas à commenter et à partager cet article si cela vous a plu.

 

Retrouvez également les témoignages de Guillaume, d'Annabelle, d'Adéla et de Morgane.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:08
Téléthon : Comment organiser un événement ?
Téléthon : Comment organiser un événement ?

Depuis trente ans maintenant, l’Association Française contre les Myopathies (AFM) fait appel à la solidarité de tous, à travers un événement unique, le Téléthon. Parce que sans cet élan collectif d'envergure, les maladies génétiques et les maladies rares ne pouvaient pas sortir de l’impasse. Le Téléthon a permis de changer la vie de beaucoup de malades et de leurs familles. 

C'est sur le plan médical que les progrès sont les plus spectaculaires : l'espérance de vie a progressé pour les malades neuromusculaires et les soins, plus adaptés, ont permis d'améliorer considérablement la vie des malades, même si beaucoup reste encore à faire...

Grâce aux fonds recueillis par le Téléthon, des outils, des laboratoires et des réseaux ont ainsi pu être mis en place. Et les avancées sont porteuses d'espoir car il est désormais possible d'envisager de guérir certaines maladies, de trouver des traitements médicamenteux. Malheureusement, cela coute très cher, c'est en cela que les dons récoltés sont déterminants !

Un seul objectif : Guérir la maladie

 

Téléthon : Comment organiser un événement ?
Téléthon : Comment organiser un événement ?

Déterminer les animations que vous souhaitez mettre en place.

La première question que vous devez vous poser est : "Qu'ai-je envie de faire à cette occasion ?". L'idée, c'est de prévoir des animations simples et efficaces qui permettront de toucher le public le plus large possible. Il est important de penser à anticiper car une manifestation réussie se prépare longtemps à l’avance, il est donc nécessaire de ne pas s'y prendre à la dernière minute !

Vous pourrez alors réfléchir aux animations que vous souhaitez mettre en place, voici quelques idées en vrac mais vous en trouverez bien d'autres : organiser une loterie où chacun des participants repartira avec un lot (petit ou grand), vendre des gâteaux, des crêpes, etc..., organiser des défis sportifs, sensibiliser au handicap en organisant des petits jeux ou parcours, en mettant en place des débats autour du sujet, et bien d'autres choses encore !

 

Choisir une date et un lieu pour l'événement.

Il est important de définir la durée de l'événement que vous souhaitez organiser et l'endroit où il aura lieu. Est-ce dans un lieu privé, sur votre lieu de travail ou sur la voie publique (dans ce dernier cas, vous aurez à demander des autorisations de la Préfecture ou de la mairie) ? Si vous organisez cela dans une salle que vous réservez pour l'occasion, essayez de faire en sorte que la location soit offerte ou en tout cas que le montant soit le plus bas possible.

Il faut également définir une durée à votre manifestation du Téléthon. Cela dure t-il toute la journée, toute une semaine, quelques heures ? Cela permettra de cadrer la durée pendant laquelle les personnes pourront se mobiliser pour les animations prévues et surtout durant quelle période elles pourront faire un don au profit du Téléthon.

 

Se rapprocher de la coordination Téléthon la plus proche de chez vous.

Elle vous expliquera en détails l'ensemble des démarches à effectuer pour organiser vos animations et mettra à votre disposition tous les documents à remplir ainsi qu'un « kit Téléthon » avec des urnes, des ballons, banderoles, affiches, badges qui vous permettront de communiquer sur l’événement le jour J. Vous pouvez trouver l'adresse de votre coordination en cliquant ici.  

 

Constituer une équipe de bénévoles pour vous aider à tout organiser.

Tout cela ne peut évidemment pas se faire seul et il est préférable de vous entourer de personnes qui souhaiteront se mobiliser avec vous pour la bonne cause. Constituer une équipe de bénévoles vous permettra de pouvoir répartir les tâches pour l'organisation, pour tout mettre en place le jour J, pour animer les stands de vente ou activités. Et puis aussi pour tout ranger à la fin... Plus on est de fous, plus on rit, n'est-ce pas ?


Les membres de la coordination Téléthon dont vous dépendez sont aussi là pour faire partie de l'équipe en vous donnant des conseils (ils peuvent vous faire part de leur expérience concrète) et en répondant à toutes les questions que vous vous posez.
 

Remplir des documents pour formaliser votre engagement (ils vous seront remis par votre coordination). Avant d’organiser une animation au profit du Téléthon (qui est une manifestation officielle), vous devrez effectuer plusieurs démarches administratives en ce qui concerne :

  • Le contrat d'engagement :

Tous les organisateurs d’un événement doivent impérativement remplir ce contrat d’engagement. Il permet de décrire précisément la manifestation, de connaître le nom de l’organisateur, de vérifier que l’opération est bien assurée et dispose des autorisations nécessaires, etc... Vous devrez designer une personne comme organisateur et une autre comme trésorier (Un trésorier doit être obligatoirement nommé pour sécuriser la collecte de fonds de votre manifestation). Une fois le document rempli, vous l'envoyez à la coordination départementale qui vous délivrera l’accréditation vous permettant d’agir au nom de l’AFM-Téléthon. Vous pouvez trouver la notice du contrat d'engagement pour vous aider à le remplir en cliquant ici.

  • L'assurance de votre manifestation :

Un formulaire est joint au contrat d'engagement qui vous sera remis par votre coordination. Celle-ci ne pourra pas vous accréditer si vous ne présentez pas une attestation d’assurance «Responsabilité Civile Organisateur». Vous pourrez souscrire à un contrat d'assurance auprès de la MAIF, par l’intermédiaire de votre coordination, au prix de 30 ou 50 euros selon l'importance de la manifestation.

 

Budgétiser votre événement.

Il est très important de budgétiser votre évènement afin d’éviter d’avoir de trop grosses dépenses à votre charge. Tentez de trouver des sponsors ou tentez d’obtenir la gratuité pour des locations de salle par exemple, cela mettra toutes les chances de votre côté pour maximiser le montant de votre collecte. Ainsi votre collecte au profit de la recherche et de l’aide aux malades sera optimisée.

Les dépenses relatives à votre manifestation doivent être les plus réduites possibles et surtout ne doivent pas dépasser 10 % du montant de la collecte totale attendue. Les dépenses d’organisation de votre manifestation doivent être totalement financées, soit :

  • par le sponsoring
  • par le sponsoring et les recettes de votre manifestation (dans la mesure où vous ne prélevez pas plus de 10% de la collecte)
  • par les recettes de votre manifestation uniquement (dans la mesure où vous ne prélevez pas plus de 10% de la collecte).

 

Trouver des partenaires.

Dans le cadre de l'organisation de votre manifestation et afin de réduire les dépenses, il peut être important de trouver des partenaires qui vous accompagneront dans cette aventure. Ils pourront par exemple mettre à votre disposition du matériel pour installer vos stands, pour réaliser vos défis sportifs, ils pourront également fournir des denrées, des lots ou des cartes cadeaux à faire remporter dans le cadre d'une loterie.

L'idée, c'est qu'en échange de ces services, vous mettrez en avant la marque des partenaires le jour J. Chacun y trouvera son compte et l'essentiel est que chacun soit ravi de se mobiliser.

 

Bien communiquer sur l'événement.

Pour que votre manifestation soit un succès, il est important de bien communiquer sur le sujet ! Commencer à en parler plusieurs semaines avant la date en demandant aux personnes de bloquer la date dans leur agenda est un moyen de mobiliser le plus de monde possible. 

Il ne faut pas hésiter à faire des affiches que vous disposerez dans des lieux stratégiques. Vous pouvez également envoyer des invitations par mail ou par courrier. Le principe est que les gens ne soient pas pris de court et puissent s'organiser pour être présents le jour de la manifestation.

Dans les jours qui précèdent le jour J, il faut faire une piqure de rappel en demandant aux personnes de ne pas oublier de venir, d'en parler autour d'eux et de faire en sorte que ce moment soit vraiment convivial autour d'une cause vraiment importante. 

 

Vous pouvez retrouver des informations plus détaillées sur comment organiser tout cela en vous rendant sur le site de l'AFM Téléthon en cliquant ici

Téléthon : Comment organiser un événement ?
Téléthon : Comment organiser un événement ?

Prévoir une ou plusieurs urnes sur le lieu de votre manifestation.

La coordination Téléthon vous remettra le nombre d'urnes dont vous aurez besoin pour récolter les dons. Il est important de les disposer à des endroits stratégiques afin que les gens passent devant et soient interpellés pour participer. Il est également très important de ne jamais laisser ces urnes sans surveillance pour éviter les vols. Les dons peuvent être faits en espèces ou par chèque.

 

Vendre des objets du Téléthon.

Chaque année, vous pouvez vendre des objets Téléthon en les commandant sur la boutique en cliquant ici. Vous avez un grand choix d'objets pour enfants ou pour adultes. Vous passez la commande et les recevez ensuite à l'adresse demandée. L'idée est de les vendre au profit du Téléthon avec le prix de vente conseillé sur la boutique.

Généralement, ce genre de choses fonctionne plutôt bien car cela permet de faire plaisir à d'autres ensuite. Vous pourrez par exemple offrir à vos enfants des crayons, des porte-clefs animaux mignons et plein d'autres choses. Et puis, comme le Téléthon est proche de la période de Noel, c'est l'occasion d'acheter des objets pour habiller le pied du sapin et gâter vos proches tout en participant à la collecte d'argent au profit de la recherche.

 

Organiser une loterie.

Dans l'optique de faire plaisir à tout le monde et d'en profiter pour récolter des recettes, vous pouvez organiser une loterie. L'objectif est de vendre des tickets numérotés pour un montant défini à l'avance à chaque participant. Chacun des tickets achetés alimente la cagnotte de recettes. 

Les lots à remporter peuvent être des objets mis à disposition par des proches, des collègues ou des partenaires. À la fin de l'événement, un tirage au sort sera fait afin de répartir les lots sur les différents gagnants. Chacun repartira avec le sourire !

 

Organiser un défi sportif.

Pour rendre votre événement plus ludique, il peut être intéressant de mobiliser les gens pour des défis sportifs. Par exemple, vous pouvez proposer des parties de pétanque, de parcourir le plus de km possibles en vélos ou sur un tapis de course, de faire des lancers au panier de basket, etc... L'idée est surtout de s'amuser tous ensemble autour d'une bonne cause !

 

Vendre des gourmandises.

C'est sans doute la chose la plus facile et la plus abordable à faire. Chacun peut participer à sa façon en faisant un gâteau, des crêpes, des gaufres qui seront ensuite vendus au profit du Téléthon. Généralement, ce genre de choses fonctionne très bien également. Il ne faut pas hésiter à mobiliser les amis, la famille, les voisins ou les collègues pour qu'ils prennent un peu de leur temps pour cuisiner.

Vous pourrez ensuite vendre ces parts de gâteaux, ces crêpes garnies ou autres, ce qui viendra alimenter la cagnotte finale de recettes.

Téléthon : Comment organiser un événement ?
Téléthon : Comment organiser un événement ?

Une fois l'événement au profit du Téléthon terminé, il est important de communiquer le résultat final à la coordination départementale afin de faire avancer le compteur national. Pour les fonds de la manifestation, il est important de faire la distinction entre les dons et les recettes, que ce soit par chèque ou en espèces.

 

Dans les trois jours qui suivent, il faut clôturer les comptes de la manifestation. Il faut également régler les factures éventuelles avec les recettes en espèces. En aucun cas, le règlement des factures ne pourra être effectué sur les dons.

 

Il faut déposer les espèces collectées à La Poste sur le compte de l'AFM. Deux dépôts distincts doivent être effectués pour les espèces dons et le solde des espèces recettes (montants des factures éventuelles déduits). Pour chacun des dépôts, La Poste doit fournir un justificatif de dépôt qu'il faudra conserver précieusement pour les transmettre ensuite à la coordination dont vous dépendez.

 

Il faut remettre avant le 24 décembre les fonds à la coordination. À cette occasion, vous compléterez le tableau de collecte présent sur le contrat d'engagement et vous remettrez les justificatifs de dépôts ainsi que les chèques collectés.

 

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le sujet en cliquant ici.

Téléthon : Comment organiser un événement ?
Téléthon : Comment organiser un événement ?

Il y a de multiples façons de faire un don, le tout est de trouver la formule qui vous conviendra le mieux.

♥ Faire un don par téléphone en appelant le 36 37.

♥ Vous rendre sur le site de l'AFM Téléthon et faire un don en ligne. Vous pouvez vous connecter en cliquant ici.

♥ Du 14 novembre au 3 décembre 2016, vous pouvez vous rendre sur le site de l'association Jaccede.com qui est partenaire solidaire et qui propose que chaque lieu accessible recensé en ligne génère automatiquement un don de 1 euro au profit du Téléthon. Plus le nombre de contributions sera grand, plus gros sera le chèque !

♥ Vous pouvez également devenir e-bénévoles en vous mobilisant pour communiquer ou collecter au profit du Téléthon en cliquant ici.

♥ Il y a peut-être des animations organisées dans la ville où vous habitez. N'hésitez pas à vous renseigner afin d'y participer et de faire un don sur place.


 

♥ ♥ ♥

J'espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair sur la façon de procéder pour organiser une manifestation à l'occasion du Téléthon. Et puis surtout, j'espère qu'il vous aura donné envie de le faire.

N'oubliez pas de faire un don et d'en parler autour de vous, à vos familles, vos amis ou collègues. Il n'y a pas de petit don, l'essentiel est de participer !

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 12:04

Je ne prends plus assez le temps de partager ici mes p'tits bonheurs en images. Pourtant il y en a ! Sans doute le temps ou le courage qui me manquent parfois ! Toujours est-il que j'ai pris plaisir à fouiller dans les photos de ces dernières semaines. Cela m'a permis de me rappeler que de jolies choses se sont produites et que c'est important de les apprécier à leur juste valeur. Que les partager avec vous, c'est aussi leur faire honneur en donnant de l'importance à ces petites choses toutes simples du quotidien, à ces sourires, ces pépites de bonheur en famille ou entre amis... Je vous laisse donc avec les images !

 

Pendant mes vacances, je suis allée passer quelques jours à Paris. J'en ai profité pour voir une amie et on a visité ensemble la Cathédrale Notre-Dame. Je suis souvent passée devant sans prendre la peine d'y rentrer. C'est désormais chose faite ! Et puis, j'ai découvert un joli passage où il y avait des petites boutiques vraiment sympas.

 

Mes p'tits bonheurs #49
Mes p'tits bonheurs #49

♥  En prenant le bus pour retourner à la gare, j'ai eu la grande surprise de découvrir qu'il y a désormais deux espaces dédiés aux fauteuils roulants dans le même bus. Un beau progrès, je trouve !

Mes p'tits bonheurs #49

♥  Nous avons fêté l'anniversaire de mon papi au restaurant durant mes vacances. Un super moment qui a commencé par un super apéro (pour ma part, un virgin mojito ^^).

Mes p'tits bonheurs #49

♥  Pour Halloween et l'anniversaire de mon frère, on a passé la journée en famille. L'occasion de déguster de bonnes gourmandises. Et puis aussi, c'était la première fois que je décorais une citrouille. J'ai adoré !

Mes p'tits bonheurs #49
Mes p'tits bonheurs #49

♥  J'ai beaucoup de plaisir à lire le magazine Flow où il y a toujours de chouettes interviews et visuels. Tout cela accompagné d'un bon thé et le tour est joué !

Mes p'tits bonheurs #49

♥  Avec les journées qui raccourcissent et la nuit qui tombe tôt le soir, je peux à nouveau profiter à fond de ma grande passion : les bougies. Celles-ci m'ont été offertes par une amie et je les trouve vraiment jolies !

Mes p'tits bonheurs #49

♥  J'ai repris l'habitude de lire davantage. J'ai dévoré ce livre dès que je l'ai reçu. Le témoignage bouleversant d'une femme qui raconte le parcours de son mari face à la maladie et de la façon dont elle l'a accompagné jusqu'à son dernier souffle. Des mots remplis d'amour, de respect et de dignité. Je vous le conseille (par contre, je vous préviens que les larmes montent assez rapidement...).

Mes p'tits bonheurs #49

♥ ♥ ♥

 

Et vous, quels ont été vos p'tits bonheurs cette semaine ?

Dites-moi tout :)

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